‹ Étiologie et pronostic du phlegmon de l'orbiteChapitre 12 sur 31 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Pour l'étude des suppurations profondes de l'orbite, nous distinguerons deux périodes délimitées par la thèse très complète de Scawenpr (Bâle, 1882) : avant

1882 et de 1882 à nos jours.

Avant 1882. — Si l'on consulte les publications de cette époque, on voit qu'il est fréquemment question de phlegqmons spontanés de l’orbite ou de phlegmons idiopathiques. Il est fort probable que ces étiologies obscures s’éclaireraient aujourd'hui. La lecture des observations de cette époque est d’ailleurs assez instructive à ce point de vue. En l’état actuel de nos connaissances, certaines de ces observations font songer a la sinusite maxillaire, parfois à la sinusite frontale. En voici un exemple : c’est le cas de DEmours, cité par SCHWENDT.

« La malade est une dame de cinquante-huit ans, « présentant, nous dit Demours, « une exophtalmie « causée par une humeur qui a gonflé les graisses du « fond de l'orbite. La même humeur s’est infiltrée dans

2 no -« le périoste orbitaire et la membrane pituitaire des « sinus frontaux et du nez » et il ajoute : « C’est aussi « de la même cause que dépend le gonflement de la « membrane pituitaire qui occasionne ces enchifrène- « ments incommodes qui ont obligé Madame à passer « les nuits assise dans son lit, faute de pouvoir respirer « autrement. »

C’est bien là le tableau de la sinusite frontale chronique et d’un phlegmon de l'orbite survenant au cours de cette sinusite. :

Il est, par conséquent, difficile de faire fond sur les statistiques de cette époque. On trouvera plus loin la statistique de Schwendt et on y verra que; sur 44 cas qu'il publie, il en qualifie 17 d’ « idiopathiques », c’est-à-dire 38,5 pour 100. Il est certain que beaucoup de ces phleqmons idiopathiques seraient aujourd’hui rangés parmi les complications d’origine sinusienne.

Les autres cas cités par SCHWENDT étaient qualifiés :

Phlegmons érysipélateux . : . 13, soit 29,5 0/0 Cas propagés, c’est-à-dire d’origine dentaire ou nasale. . . 12, soit 27,25 0/0 Cas succédant à de graves infec- CORNTIbErSeS NE EL ER T2 SOILN 40-070 De 1882 à nos jours. — Il est aisé de saisir, avec

les données anatomiques qui précèdent, la convergence vers l'orbite et l'œil des affections inflammatoires des sinus périorbitaires et leurs conséquences au double point de vue chirurgical et ophtalmologique. Aussi

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