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Phleymons dus à de graves infections diverses, 2; soil
4,5 pour 100 :
Aucun résultat ne peut être donné, dit Schwendt, en raison du fuible nombre d'observations. Mais, ajoute-t-il, les cas de mort sont nombreux.
En définitive, sur les 44 cas publiés, 42 seulement entrent en ligne de compte. Ils se décomposent en :
10 morts, soit 23,8 pour 100.
32 guérisons, soit 76,2 pour 100 (complètes, 7; soit 16,66 pour 100; vision monoculaire, 20 ou 47,66 pour 100; cécité complète, 5 ou 12 pour 100).
Voyons maintenant quels sont, par les méthodes de traitement actuellement en vigueur, les résultats oblenus.
Conséquences, actuellement, du phlegmon de l'or-
bite :
Sinusites frontales, 26: soit 53 pour 100 :
Morts, 8; soit 30,7 pour 100.
Guérisons, 18; soit : avec vision normale, 17 où 65,3 pour 100; avec diminution de l’acuité, o; avec énucléation, o; avec atrophie optique complète, 1 ou 3,8 pour 100 ; cécité, 0.
Sinusiles maxillaires, 13; soit 26,5 pour 100 :
Mort, 1; soit 7,7 pour 100.
Guérisons, 12; soit : vision normale, 6; soit 46 pour 100: diminution de l’acuité, 1 où 7,7 pour 100; énucléaton, 1 où 7,7 pour 100; atrophie optique complète, 3 ou 23 pour 100; cécité, 1 OU7,7 pour 100.
os HAVE
Sinusites ethmoïidales, 3; soit 6,3 pour 100 :
Guérisons. Vision normale, 3.
Sinusites sphénoïdales, 2; soit 4 pour 100 :
Mort, 1 ou 50 pour 100.
Guérison, 1, avec atrophie.
Il nous semble qu'on ne peut donner un pourcentage de guérisons ou de morts par sinusite sphénoïdale, par exemple où 1l n'y a que deux observations. Les idées en seraient certainement faussées.
Voyons donc quel est, pour les sinusites, le résultat global.
Phleymon de l'orbite par sinusile, 49 :
Morts, 11; soit »4 pour 100.
Guérisons, 38: soit 76 pour 100 (vision normale, 28; soit 57,9 pour 100; diminution acuilé, 1 ; soit 2 pour 100: atrophie optique complète, 7; soit 14,3 pour 100; énucléation, 1; soit 2 pour 100; cécité, 1; soit 2 pour 100).
En ce qui concerne la mortalité, ces résultats paraissent à première vue déplorables. Mais ce qu'il faut bien remarquer, c'est que des cas de mort de notre statistique sont ceux de sujels n'ayant pas été opérés pour une raison quelconque. Chez trois d’entre eux, la sinusite fut méconnue et l’un d'eux fut opéré 1n extre-
mis. Trois autres malades de nos observations refusè-
LA a rent l’opéralion : un mourut, et, des deux autres, l'un perdit la vision de l'œil atteint par atrophie optique. Pour examiner ces chiffres en s'en faisant une idée Juste, c'est, par conséquent, non pas 11 morts qu'il faut compter, mais 7. Ce qui amène notre pourcentage de mortalité de 24 à 14 pour 100.
De plus remarquons qu'en prenant des cas un peu plus éloignés de nous où la sinusite a bien été trouvée à l'origine du phlegmon, mais où on n'opérail pas le sinus, on {rouve 100 pour 100 de morts. On trouvera, dans le chapitre « Observations », quatre de ces cas que nous y avons placés. Il nous faut en conclure que, parmi les cas rapportés pas Schwendi, beaucoup devaient avoir une tout autre origine qu'une sinusile. Et nous voyons, loujours d’après les observations que nous rapporlons, que, lorsque la sinusite n’est pas à l'origine, nous arrivons à peine à 10 pour 100 de morts, et encore à cause d'un cas de thrombo-phlébite, rare.
Enfin, remarquons que des progrès immenses ont élé faits depuis Schwendt au point de vue conservation de la vision. Alors que Schwendi accusait 12 pour 100 de cécité, nous n’en avons plus que 2. En 1882, 47,66 pour 100 des malades atteints de phlegmon de l'orbite perdaient un œil, nous n’en avons plus aujourd’hui que 16 pour 100.