‹ Etiologie et traitement du cancerChapitre 28 sur 34 · CONSIDÉRATIONS SUR LE TRAITEMENT ANTINÉOPLASIQUE · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR LE TRAITEMENT ANTINÉOPLASIQUE

parmi nos 242 observations nous comptons 128 cas qui ont été soignés beaucoup trop tardivement ou bien cpii n'ont pas suivi le traitement dans les conditions nécessaires pour obtenir un bon résultat. Beaucoup de ces malades étaient tellement atteints qu’ils sont morts en moins de 2 mois : on ne pourra jamais exiger de guérir un phtisique qui n a plus que quelques jours à vivre.

Les cas qui doivent être soignés sont :

i° Tous les cas de tumeurs malignes confirmées et encore localisées qui d après l’expérience clinique sont voués, après l’opération, à une récidive presque fatale. Ces cas, il est préférable actuellement de les opérer après deux ou trois injections préventives de toxines et de vaccins. On continue le traitement pendant deux ou trois mois dans les cas qui semblent favorables.

Dans ces cas qui paraissent défavorables, il faut reprendre le traitement après un mois de repos, et tenir longtemps le malade sous une surveillance rigoureuse.

Dans ces cas, on injecte avant l’opération, à deux jours d’intervalle et à parties égales, et en les mélangeant au moment de l’injection, deux flacons de 5 centimètres cubes de toxine forte et de toxine atténuée, puis, pour la seconde injection un flacon de vaccin fort.

2 0 Les cas de cancer confirmé mais encore localisé, où l’opération ne peut être faite complètement par suite de la nécessité de ménager des organes essentiels. Dans ces cas il y a avantage à enlever tout ce qu’on peut enlever et à faire le curetage de la profondeur du foyer ; ce curetage sera répété s’il y a lieu pour activer la cicatrisation. J’ai déjà cité en détail dans ma communication de février et plus haut, la guérison de cas où l’opération était manifestement incomplète et où il avait été laissé dans la plaie des tissus nettement cancéreux.

Dans ces cas, il est avantageux de faire avant l’opération trois ou quatre injections de toxines forte et atténuée mélangées. On opère, et le vaccin faible est injecté aussitôt après l’opération, puis à des intervalles de 2 ou de 3 jours, suivant la réaction des malades, on pratique trois à dix injections de toxines, une injection de vaccin fort, et ainsi de suite, pour terminer par une injection de vaccin fort.

3 ° Les cas absolument inopérables par suite de l’étendue de la lésion, et où la lésion n’a pas attaqué d’organes vitaux, comme le cancer du sein en cuirasse. On traite ces cas comme les précédents, mais en n'‘arrivant, qu’avec prudence au vaccin fort, pour ne pas provoquer de réaction défaA 7 orable du côté du néoplasme.

On trouvera dans ce volume un assez grand nombre de cas où le

résultat du traitement a été excellent sans opération. Nous ferons remarquer qu’il s’agissait sans exception de cas où les tissus cancéreux n’avaient pas une grande épaisseur. Toutes les fois qu’il existe une masse cancéreuse volumineuse, il faut tâcher de l’enlever, ne serait-ce qu’incomplètement.

En effet, quelle est l’action du traitement? Il provoque dans les cellules saines de la périphérie du néoplasme et dans les humeurs qui les irriguent une réaction défensive. Mais il faut que ces cellules soient saines ; or, les cellules qui ont pris le type néoplasique sont des cellules altérées ; elles pourront s’atrophier, se résorber, se nécroser, mais elles ne pourront pas revenir à l’état normal.

L’opération, si elle est possible, ne serait-elle qu’un curetage, diminue l’effort réclamé à l’organisme. Les abcès tuberculeux ne se cicatrisent-ils pas, le plus souvent, après un simple grattage suivi du tamponnement avec une compresse stérilisée? On distingue facilement, pendant le traitement, à la surface des plaies cancéreuses grattées, si la récidive se produit, ou bien si la cicatrisation est normale.

Y aurait-il quelque doute, on prélève un fragment pour l’examen histologique.

4 ° Les cas de cancer massif inopérable et en voie de généralisation n’ont pas bénéficié du traitement d’une manière durable. Nous avons cependant observé des arrêts manifestes dans l’évolution de néoplasmes inopérables, avec amélioration de l’état général. Dans d’autres mauvais cas, on observe une amélioration sensible au bout des 5 ou 6 premières injections ; puis le cas s’aggrave. Il semble que l’organisme n’ait plus la force de réagir favorablement. C’est, pour employer une comparaison, un feu de paille éphémère, ou bien une lampe qui s’éteint faute d’huile. Ces détails sont très importants, parce que beaucoup de confrères s’imaginent qu’ils doivent obtenir, par une seule injection de vaccin ou de sérum, la guérison d’un cas de cancer chez un malade qui, souvent, n’a plus un mois à vivre. L’homme est mortel, il ne faut pas l’oubber, et le médecin ne peut prétendre qu’à retarder le délai.

Vaccination anticancéreuse préventive.

Les résultats acquis jusqu ici sont une immunisation de personnes déjà atteintes de cancer contre l’évolution ultérieure de la maladie. Il est évident que le meme traitement peut immuniser contre le cancer, à titre préventif, pour un temps très long, des personnes non cancéreuses encore. Cette vaccination peut etre faite chez des personnes

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