‹ Être aimé ou mourir!Chapitre 14 sur 21 · ONNIVET, SAUVIGNY, HORTENSE, FERNAND · texte numérisé non relu

ONNIVET, SAUVIGNY, HORTENSE, FERNAND

Fernand et Hortense sortent de la chambre à gauche.

HORTENSE , saluant. Je viens d'apprendre votre arrivée, monsieur, et j'attendais votre visite.

SAUVIGNY, troublé. J'ignorais si vous étiez visible... et puis j'avais trouvé ici un ami... un ami véritable...

HORTENSE, souriant. Vous en avezbeaucoup ; car voici mon frère qui depuis une demi-heure a plaidé votre cause avec tant de chaleur...

FERNAND. J'ai tenu mes promesses...

songe aux tiennes.

HORTENSE. Quoi donc?

SAUVIGNY. Rien... Il vous a dit que mon amour, que ma tendresse, ma constance... qui, je le jure, sera éternelle...

HORTEKSE. Eh ! mais , comme vous êtes ému!..

SAUVIGNY. Quand je vous vois... et, en outre, je me trouve dans une position...

BONNIVËT, s' avançant. Si gênante...

HORTENSE, C apercevant. Ah! monsieur Bonnivot... Eh! mais, où est donc cette chère Clotilde?

BONNIVET Dans sa chambre probablement.

HORTENSE , à Sauvigny. Je veux vous présenter à elle, à ma meilleur amie.

SAUVIGNY. O ciel!.. (Bas à Bonnivet.) C'est fait de moi!., sa surprise, son effroi...

BONNIVET. C'est juste.

HORTENSE, passant entre Bonnivet et Sauvigny et lui tendant la main. Venez. . .

SAUVIGNY. Pardon... une affaire importante... dont je parlais à monsieur Bonnivet, et dont il a la bonté de s'occuper...

FERNAND, bas dSauvigny. C'est bien.

SAUVIGNY. Il faut que nous nons rendions ensemble chez un notaire de Rouen.

FERNAND, de même. C'est cela.

SAUVIGNY. Dont l'étude est toujours fermée de bonne heure.

FERNAND. Et voilà quatre heures qui vont sonner.

BONNIVET, prenant son chapeau. Je suis à vos ordres.

FERNAND, à part. L'excellent homme!

SAUVIGNY, à Hortense. Vous ne m'en vouiez pas , je pense ?.

HORTENSE. De vous occuper de vos af-

faires?., au contraire... c'est agir en homme raisonnable et sens L D'ailleurs, j'ai aussi mes emplettes à faire.- H??* 'frdot- \nquetin... Vous me conduirez jusque là... je vous laisserai : en suite avec M. Bonnivet, dont j'aime à vous voir prendre les leçons... et puis, Vani-ô-i, „ dîner... car nous dînons tous ici ensemble, avec M.

Bonnivet et sa femme...

SAUVIGNY. Sa femme!.. r A part.) Heureusement que d'ici là nou« l'aurons prévenue.

ENSEMBLE

Air : du quatuor du quatrième acte de Gustave»

Ah! quel bonheur je me promets, Et que ce jour aura dv attraits !

Quel espoir ! bis.

Je pourrai donc la vnr Oui, dans l'instant, combien ces lieux Vont tout a coup charmer mes yeux

Et soudain s'embeAir

Par l'attrait Ja plaisir,

bonnivet, à Sauv'fnY*

Je veux servir vos intérêts .

En cachant vos anciens projets Aujourd'hui, bis.

Je serai votre appii.

Evitez ma femme en ce J-'eux, Avant de paraître à ses yeux,

Je veux la prévenir,

Et tout doit réussir.

A peine je le reconnais :

D'où viennent ses regards distraie'

Près de moi, bis.

Qu'a-t-il donc, et pourquoi Cet embarras, lorsqu'à mes yeux Il devrait paraître joyeux?

Craint-il de réussir?

Je n'en puis revenir.

SAUVIGNY

Quand il défend mes intérêts, Et lorsqu'il sert tous mes projets „ Quoi! c'est lui. bism

Que je trompe aujourd'hui?

Ah! je le sens, ah! c'est affreux -p Je ne puis rester en ces lieux;

Mais pour le secourir,

Je veux y revenir.

fernand, bas à Sauvigny.

Mais va-t'en doue.

MAGASIN THÉÂTRAL

sadvigny, passant adroit?..

Ah ! quel supplice I bon Ni VET, riant.

il divague ; et se croit vraiment Toujours au bord du précipice.

.rvïGNY. regardant Bonnivet. avec intérêt. Et lui donc , lui , dans ce moment !

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