‹ Être aimé ou mourir!Chapitre 2 sur 21 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

BONNIVET, CLOTÏLDE.

Ils sont assis près d'une petite table à droite , et déjeunent. Un garçon les sert.

BONNIVET. Décidément, ma chère amie, ie suis enchanté du détour que nous avons lait pour visiter Ilouen , que tu ne connaissais pas... Ces nouveaux hôtels sur les quais sont d'un luxe tout parisien... des salles décorées avec élégance, une vue magnifique... et un excellent déjeuner, parbleu! KIl boit, et en posant sa tasse, il s'' aperçoit que Clotilde est distraite et ne touche pas d la sienne.) A quoi penses-tu donc?

CLOTÏLDE, revenant à elle. Moi! à rien... Dites-moi, mon ami, à queile heure partirons-nous demain matin?

BONNIVET. J'ai commandé les chevaux

Nota. Les acteurs sont inscrits en tête de chaque le premier inscrit lient toujours la gauche du spec courant des scènes soi?* indiqués par des notes

pour huit heures... ainsi, nous avons une nuit complète pour nous reposer... Mai?

ça ne m'explique pas pourquoi tu es distraite et rêveuse... Qu'est-ce que c'est? Qu'as-tu donc ?

CLOTÏLDE. Mais je n'ai rien.

BONNIVET. Si fait... Cela t'a pris deux ou trois jours avant notre départ de Boulogne, car auparavant tu étais d'une gaîte fort satisfaisante.

Air de Voltaire chez Ninon.

Tu me semblais chaque matin Aimable, contente et joyeuse :

Quel accident ou quel chagrin Te rend ainsi triste et rêveuse ?

Parle, d'où vient cet ennui-là ?

Epoux etfëmme, chère amie, Ne font qu'un seul.

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