CONCLUSIONS
Arrivé au terme de cette étude,résumons succinctement les réflexions que nous a suggérées l’observation des végétaux, malheureusement en trop petit nombre, qu’il nous a été donné d’analyser. On le comprend, nos conclusions ne sauraient être absolues; mais comme nos observations ont porté sur une assez grande variété de types et que les phénomènes observés se sont montrés constants dans tous les cas, on peut leur accorder une certaine valeur.
Aux caractères que M. J. Vesque a tirés de l’anatomie comparée des poils, des épidermes de la feuille et du mésophylle, nous joindrons ceux que nous avons rencontrés dans la structure du péricycle, l’organisation des faisceaux, et l’anatomie de la moelle.
Dans les Ménispermées, les faisceaux restent toujours isolés; ils ne se fusionnent pas en une zone continue comme dans la plupart des végétaux dicotylédones. Que l’on ait affaire à des plantes non volubiles ou à des lianes, les faisceaux sont protégés du côté de la périphérie par Une série continue d’arcs fdjreuxou scléreux q.uiajipartiennent au péricycle. Du côté du liber, la concavité des arcs péricycliques renferme un tissu non épaissi, qui se différencie nettement du liber, et auquel on a donné
le nom de péricycle parenchymateux. La moelle se sclérifie presque toujours vis-à-vis des faisceaux; cette sclérose se fait quelquefois tout autour de l’extrémité des faisceaux et forme des arcs dont les extrémités en se rejoignant, produisent une sorte de péricycle médullaire. La disposition de cette double rangée d’éléments renforcés et protecteurs a manifestement pour effet d’augmenter la résistance de ces tiges grimpantes. Gomme dans les autres espèces de lianes, les vaisseaux du bois sont toujours volumineux.
Les anomalies que nous avons signalées, et qui se rencontrent dans la tige et dans la racine des végétaux volubiles et non volubiles, ne sont pas assez générales pour servir de caractère fondamental à la famille des Ménispermées ; on peut, en effet, les rencontrer dans des plantes appartenant à des groupes très éloignés.
Nous recourons aussi à l’anatomie comparée pour la détermination des tribus de la famille des Ménispermées. Nous y adjoignons comme nouvelle tribu, le groupe des Lardizabalées, et voici la nouvelle subdivision que nous proposons :
Cotylédons appliqués. Albumen
abondant.1" Cocculées.
Cotylédons appliqués. Albumen
nul.2“ Pachygonées.
Cotylédons divergents. Latici-
fères.3“ Chasmanthérées.
Un seul carpelle. Laticifcres. . 4° Cissampelidées. Plusieurs ovules. Fruit baccien. ... 5® Lardizabalées.
En terminant ce travail, exécuté au laboratoire des Hautes-Etudes de TÊcole supérieure de Pharmacie de Paris, il nous reste à remercier M. A. Ghatin, dont les encouragements nous ont toujours soutenu dans nos recherches botaniques, et MM. les professeurs de cette école, pour la bienveillance avec laquelle ils nous ont encouragé dans le cours de nos études, et pour la sympathie qu’ils nous ont toujours témoignée.
Nous sommes heureux également de pouvoir manifester ici à notre excellent maître et ami, M. J. Hérail, maître de conférences à l’Ecole de Pharmacie, toute notre reconnaissance pour les précieux conseils qu’il n’a cessé de nous prodiguer dans le cours de cette étude.
Vu, bon à imprimer :
Le Président de la thèse, G. PLANOHON.
Vu;
Le Directeur de VÉcole, A. OHATIN.
Vu et permis d’imprimer,
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD.