INTRODUCTION
À quoi bon une étude anatomique nouvelle des dilatations bronchiques ? Depuis LAENNEC, tout semble avoir été dit sur cette question : innombrables ont été les descriptions d'ensemble, les publications, les présentations de pièces qu’on lui a consacré. On a accumulé les faits, noté quantité d'anomalies, de particularités s’y attachant d’autant plus que la connaissance de la maladie n’a guère quitté le plan anatomique.
Les choses n’en ont guère été simplifiées, et la lecture des traités récents montre chez leurs auteurs un certain découragement devant la variété des- lésions rencontrées, leurintrication dans des poumons trop altérés par une infection trop ancienne et par la lyse cadavérique.
« L'étude histologique se heurte à la trop grande vétusté des lésions observées dans les autopsies. Les divers aspects rencontrés coexistent fréquemment, et leur intrication est souvent si intime que force est bien de ne pas conclure » (BORDET).
« On ne saurait trop insister sur le fait que l'étude anatomique des pièces d’autopsie ne rend qu'imparfaitement compte des lésions de la dilatation bronchique à leur début ou à la période d'état « (BESANÇON) et cet auteur conclut en montrant la difficulté de synthétiser les lésions histologiques, et en énumérant avec prudence, « tout au plus pour faciliter la lecture des observations » les principales altérations rencontrées.
On ne peut se le dissimuler : c’est un échec. L'étude histologique n'a pu arriver à montrer les lésions essentielles dans la dilatation des bronches, elle n’a pas pu servir de base à une classification solide, puisque incapable de grouper les divers aspects.
A plus forte raison ne peut-elle pas servir de base à une hypothèse pathogénique solide expliquant la formation des dilatations bronchiques.
Telle était l'opinion générale il y a peu de temps encore. Incité par notre Maître, M. AMEUILLE, qui depuis longtemps a fait appel de
de la question, en nous servant d'un matériel anatomique constitu
du parenchyme pulmonaire entourant les bronchectasies. Si la radio- logie a beaucoup à gagner à la confrontation de ses résultats avec. U les enquêtes anatomiques, il nous paraît que l’anatomie pathologique
res peut, elle aussi, au moins dans ce domaine, tirer partie de la connais-
sance radiologique que nous avons des lésions.
Enfin, nous avons tenu à décrire avec précision et à grouper les
bronchectasies secondaires, généralement négligées par rapport aux.
ns Hiibes pièces opératoires de dilatations bronchiques sont encore peu nombreuses à Paris, c’est pourquoi nous tenons à remercier très vive-
mentnos Maîtres MM. Jacog et MARQUEZY, ainsi que M. Robert Mono,
et MM. Maruey et Mixer, qui ont bien voulu mettre à notre dispo- sition celles qu'ils possédaient.
: I nousest aussi spécialement agréable d'adresser ici nos remerciesee ments. à M. le Professeur SanTy, et à M. GaLy, qui nous ont ouvert
les portes de leur laboratoire lyonnais, et permis d’examiner leu |
. 0 collection de pièces opératoires.
Les remarques et conseils de M. Gary nous ont été particulièrement précieux.
Enfin, Mile GriIMALDI a bien voulu se charger du gros travail del | nos préparations microscopiques, nous lui en exprimonsici toute notre | reconnaissance.
exclusivement ou presque par des pièces opératoires de lobectomie . 1 ou de pneumectomie.
Il nous a paru intéressant de ne pas nous limiter à la méthode anatomique simple, classique, et nous avons tenu grand compte des. documents que nous apporte la bronchographie lipiodolée. Les études |
de radiologie simple, d’autre part, ont souvent orienté nos recherches | anatomiques, tout particulièrement dans le domaine des altérations …