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HISTORIQUE

Il nous paraît inutile d'entreprendre une étude historique détaillée des dilatations bronchiques, qui ne serait qu’une répétition de celle faite dans sa thèse par notre ami J. M. LeMoNE. Nous serons du reste amenés à des précisions à propos des divers chapitres de notre étude.

Tout au plus avons nous l'intention ici de tracer les grandes étapes de la connaissance anatomique de l'affection.

Quand on étudie la dilatation bronchique, on doit partir de LAEN- NEC, et constamment on est obligé d’y revenir. :

Celui-ci, en 1819, a non AE décrit les principaux aspects. anatomiques, et les variantes topographiques, mais il a défini l’affection comme primitive et autonome.

Enfin il en a fait une classification, distinguant :

— les formes avec épaississement pariétal — des formes atrophiques.

Par contre, il ne s’est que peu attaché à l'étude du parenchyss 3 pulmonaire. i

Jusqu'en 1860, peu de progrès sont réalisés, les procédés d'étude étant les mêmes que ceux de LAENNEC :

ANDRAL (1829), CRUVEILHIER (1852), BarTH (1856), GoMBAULT (1858) se bornent à des précisions de détail et à des variantes de classification.

Seules, 2 notions nouvelles sont mises en évidence :

— celle des dilatations situées derrière une obstruction DA chique, secondaires à celle-ci, par REyNAUD (1835),

— celle d'importantes et fréquentes adhérences pleurales par BARTH,

— enfin CORRIGAN, le premier met l'accent, en 1837, sur les altérations du tissu pulmonaire, la cirrhose, qu'il considère comme le fait essentiel.

En 1860, paraît une longue et importante étude de von BIERMER dont le point intéressant est la description histologique de la paroi bronchique : l’auteur conclut à l’atrophie constante, dans toutes les formes de l'affection, des éléments résistants de la paroi.

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