Région profonde : — couche de radiations op
tiques ou fibres optiques cérébrales.
FIGURE 19, — Coupe transversale du cervelet et des lobes optiques.
La région externe consiste en une couche périphérique et une couche interne constituée par les fibres du nerf optique. La couche périphérique ne traverse pas le lobe tout entier, mais seulement certaines parties, ordinairement la portion antérieure. La couche interne est plus épaisse et apparaît presque partout dans les lobes.
La région moyenne, connue aussi sous le nom de zone granulaire, a un grand nombre de noyaux placés très irrégulièrement; il est très difficile de dis-
tinguer les deux couches cellulaires qui constituent
Tor
celte région. Chez les poissons de plus grande taille, les deux couches cellulaires de la zone moyenne sont aussi irrégulièrement disposées que chez Corydoras. Ramsay (1901) donne à ces deux couches (3 et 4°) le nom de couche optique et de couche cellulaire profonde.
FIGURE 20. — Coupe transversale du cervelet et des lobes optiques montrant les divers nerfs.
La région profonde comprend, d’après Ramsay (1901), trois couches chez Amblyosis. Chez Ameiurus, les fibres de la couche (5° couche) sont arrangées en de nombreux faisceaux distincts. Chez Corydoras, les fibres sont moins nombreuses, sans être disposées en faisceaux, ceci peut être dû au fait que les lobes optiques et le thalamencéphale sont étroitement reliés. Ramsay dit qu’une partie des fibres se prolonge obliquement, qu’une autre chemine audessus du torus longitudinalis, passant d’un lobe à
l’autre. Nous avons observé une telle disposition chez
Corydoras. Dans la partie la plus interne des lobes se trouve la sixième couche ou couche granulaire. Les faisceaux des fibres optiques cérébrales sont entourés par les noyaux de la couche granulaire. Ces noyaux sont très abondants et, dans certaines régions, ils se touchent presque. Ce grand nombre de noyaux provient du fait que c’est de cette zone que partent les fibres optiques. Une couche épithéliale très mince tapisse les parois du ventricule de ce lobe. Chez Corydoras, ces lobes sont parfaitement normaux et ne présentent pas d’atrophie comme chez Amblyopsis et Phreatobius qui sont des poissons aveugles. Chez ces derniers, GUNTHER constate que la dimension respective des lobes optiques est normale; Ramsay ne constate qu’un très léger changement de dimensions. Chez bien des Poissons, la dimension des lobes optiques n’est pas en rapport avec l’atrophie de l’œil. Par contre, on constate des changements histologiques dans leur structure. Chez Corydoras nous n’avons rien observé de pareil.
Les lobes optiques ont les dimensions suivantes :
longueur 3 mm.; largeur 4,5 mm.; hauteur 1,5 mm.
Métencéphale. — Le cervelet (Cerebellum) s'étend quelque peu en avant, recouvrant les lobes optiques. Cette disposition est telle chez la plupart des Silures. Vu de dos, le métencéphale apparaît tel un losange dont l’un des angles se dirige vers le sillon qui sépare les lobes optiques; l'angle opposé est tourné
vers la fosse rhomboïdale. Chez la grande majorité
re
des Silures, le cervelet couvre presque tout le lobe optique et s'étend presque jusqu'aux lobes olfactifs:; par contre, chez Corydoras, le cervelet couvre environ la moitié de la partie dorsale des lobes optiques.
Histologiquement, le métencéphale présente en son centre de nombreux myélocytes ayant an noyau très visible provenant de la couche granulaire comme, par exemple, chez Phreatabius. On peut remarquer
(fig. 21) un sinus lymphatique qui vient du ventricule #t
FIGURE 21. — Coupe transversale du cervelet.
qui se dirige vers la partie ventrale. Le ventricule est placé dans la région où le cervelet rencontre la moelle allongée; il continue sans doute le sinus rhomboïdal. Le canal du ventricule est tapissé de cellules qui sont plus nombreuses dans sa région dorsale où elles sont disposées en triangle; plus en avant, le long du canal, elles sont disposées en cercle. Le canal est large au sortir des lobes optiques; à mesure qu’il s’avance vers la moelle allongée, il se rétrécit considérablement. Les cellules de Purkinje, qui
se trouvent généralement dans le voisinage de la
Rise
couche granulaire, ne sont pas très nettes chez Corydoras. L'épaisseur de la couche moléculaire, ou écorce, varie.
A la face ventrale, près des lobes inférieurs et du sinus veineux, apparaissent les nerfs trijumeau et oculomoteur externe. Latéralement, à la hauteur de la moelle allongée, on distingue le nerf facial. Le nerf auditif apparaît à la face ventrale et latérale près de
la moelle allongée, tandis que le nerf vague émerge
FIGURE 22. — Coupe transversale de la moelle allongée montrant le nerf auditif.
latéralement et plus en arrière. La face dorsale du cervelet ne présente aucune autre caractéristique. Les dimensions du cervelet sont les suivantes : lon-
gueur 2,5 mim.; largeur 3,5 mm.; hauteur 3 mm.
Myélencéphale. — Le myélencéphale est la partie du cerveau qui est située en arrière du métencéphale. Il montre l’invagination de la fosse rhomboïdale qui est assez spacieuse (fig. 15). La moelle allongée n’a
pas d’autres caractéristiques, sinon que, sur ses côtés,
émergent les nerfs vagues venant des lobes vagues
situés à la face ventrale du métencéphale.
Le côté ventral du myélencéphale présente un sillon longitudinal tandis qu’un sillon dorsal, qui est la continuation de la fosse rhomboïdale, divise la moelle allongée en deux lobes. La moelle allongée est convexe dorsalement, presque plate ventralement; cette forme est typique chez certains Silures comme par exemple chez Ameiurus, Phreatobius, etc.
En coupe, on voit que le canal de l’épendyme est étroit. Les noyaux sont nombreux à la face dorsale, près des fosses rhomboïdales, et aussi sur les côtés; leur nombre diminue dans la région de la moelle épinière; ils persistent cependant autour du canal de l’épendyme et du sillon longitudinal dorsal.
Les dimensions de la moelle allongée sont les suivantes : longueur 2 num.; largeur 1,5 mm.; hauteur
lens
Moelle épinière. — La moelle épinière ne présente rien de particulier. Son canal est très petit, à peine visible vers sa terminaison. Les noyaux sont nombreux près du sillon longitudinal dorsal. La face ventrale de la moelle épinière présente un très étroit sillon longitudinal; cette face est presque plate par rapport à la face dorsale convexe. Les nerfs spinaux prennent naissance sur les côtés de la face ventrale
(fig. 24).
D pee
Nerfs craniens.
I. Les nerfs olfactifs sont courts. Ils prolongent les extrémités des lobes olfactifs pour se diriger en avant, jusqu'aux capsules nasales qui sont séparées de la cavité cranienne par une très mince lame osseuse (fig. 15, 16 et 17).
II. Les nerfs opliques sont bien développés. Ils émergent des lobes optiques situés immédiatement au-dessus du tfuber cinereum qui masque leur origine apparente. À peu de distance de là, ils s’avancent et se croisent pour former le chiasma optique. Le nerf pénètre latéralement dans l'œil bifurquant à cet endroit pour former deux faisceaux distincts, dont lun traverse la sclérotique et la choroïde pour s'épanouir et former la rétine, tandis que l’autre ne s’avance pas au delà de la sclérotique (fig. 18). Le nerf
optique a environ 6 mm. de long (fig. 16, 17, 18).
III. Le nerf oculomoteur commun est faiblement développé. Il vient äu côté des lobes inférieurs et du tuber cinereum (fig. 16, 17).