CHAPITRE II
LA PEAU (Fig. 2, 3, 4).
La peau du Corydoras est très riche en glandes. Les organes sensoriels font presque défaut; ils sont situés dans la région ventrale de la tête, près de la bouche. Nous en avons trouvé par hasard quelques uns éparpillés dans les autres parties du corps. La peau est très huïileuse au toucher, ce qui provient de la sécrétion des glandes. Son épaisseur varie : elle est la plus forte dans les régions latérale et ventrale de la tête, la plus faible près de la nageoïre caudale. Chez un spécimen âgé de 5 mois, l’épaisseur maxima est de 72 u (épiderme. 66 u, derme 6 u), l'épaisseur minima de 30 u (épiderme 24 u, derme6 u). La peau des nageoires est très mince; celle des barbillons atteint une épaisseur de 60 w Les barbillons sont dépourvus de glandes sur toute leur surface; nous avons pu constater cependant, à leur base, d’abondants organes sensoriels.
RAUTHER, (1927) trouva dans les Callichthys punctatus, une espèce apparentée aux Corydoras, des cellules calciformes (connues aussi sous le nom de cellulés muqueuses). Nous n’en avons point trouvées
dans Corydoras. Ces sortes de cellules sont communes
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chez presque toutes les autres espèces; REICHEL (1927) les a trouvées dans Phreatobius et PERRIER (1903) les a observées en grande abondance chez Myxine et autres poissons. L’absence de cette espèce de cellules chez le Corydoras constitue un des caractères essentiels de l’épiderme.
Nous étudierons en premier l’épiderme, puis le
derme et fiinalement les organes sensoriels cutanés.
Epiderme,
A l'exception des cellules sensorielles, l’épiderme ne contient que trois sortes de cellules :