‹ Étude Anatomique du Corydoras Paleatus JennynsChapitre 4 sur 31 · des cellules épithéliales · texte numérisé non relu

des cellules épithéliales

Cellules à contenu granulaire. (Fig. 2).

Nous avons observé ces cellules pour la première fois sur les coupes d’un spécimen de 22 jours où elles ne sont pas plus grandes que les cellules épithéliales ordinaires. Leur contenu granulaire est homogène et il est très difficile d'y distinguer le noyau. Les coupes de la peau du spécimen âgé d’un mois montrent des cellules fort bien développées, en tout pareilles à celles d’un Corydoras de 5 mois. La forme de ces cellules est variable, en général, elle est ronde. Une Fran

lule occupe souvent presque toute l'épaisseur de lépi-

tie

derme tandis que, dans d’autres cas, nous avons observé jusqu’à 3 cellules glandulaires superposées. Le noyau peut être situé au centre de la cellule ou. au contraire, repoussé à la périphérie vers la base, par la sécrétion, présentant, dans plusieurs cas, des mitoses. De nombreuses cellules sont binucléées ou

même polynucléées. Beaucoup de cellules communi-

FIGURE 2. — Cellules à contenu granulaire, en massue et cellules épithéliales.

quent avec l’extérieur par un canal étroit. Ces cellules sont piriformes, occupant environ les 2/3 de l'épaisseur de l’épiderme. Elles ont 42 n de long et 36 u de diamètre.

Les cellules à contenu granulaire sont plus nombreuses dans les parties latérale et dorsale du corps. Il n’y en a pour ainsi dire pas près des yeux, à la face inférieure du museau et dans les régions pectorale et ventrale, Les barbillons en sont complètement dépourvus.

La fonction de ces cellules est indéterminée; leur

tire

sécrétion granulaire est alcaline et huileuse. Il est possible que ces cellules, par leur sécrétion toxique, protègent le poisson contre ses ennemis éventuels, comme c’est le cas, par exemple, chez les amphi-

biens.

Cellules en massue. (Fig. 2, 3, 4).

Elles se trouvent en grand nombre dans Corydoras et y sont plus nombreuses que les cellules granulaires. On en trouve chez les Cyclostomes et les Physostomes (Satmonides exceptés). Leur forme varie, elles sont ordinairement ovales et leur grand axe est perpendiculaire à la surface de la peau. Leur grandeur varie, et atteint une longueur maxima de 40 u et une largeur de 35 u. Nous avons observé très souvent qu’elles occupent les 2/3 de l’épaisseur de l’épiderme. OxNER (1905) et REICHEL (1927) trouverent dans leurs travaux à peu près les mêmes proportions que nous avons observées chez le Corydoras. ’arfois il y a 2 ou 3 cellules dans la profondeur de l’épiderme, mais d'ordinaire il n’y en a qu'une.

Les cellules en massue sont ordinairement binucléées et rarement polynucléées. Leurs noyaux ont une disposition basale ou centrale, et ils atteignent un diamètre de 5,5 nu. Le protoplasme de ces cellules contient de petits filaments fins, qui parfois s’irradient depuis le noyau vers la périphérie. Chez Cory-

doras, ces cellules sont plus nombreuses dans les

parties dorsale et ventrale du tronc; elles sont moins nombreuses dans la tête et presque absentes à sa partie ventrale. Dans le museau, les lèvres, les barbillons, et les bases des nageoires, elles se trouvent rarement.

OxNER (1903) et REICHEL (1927) affirment que ces cellules ont une fonction sécrétrice et protectrice à la fois. Dans les Anguilles, elles ont une fonction lubrifiante et, comme les Corydoras ont un épiderme huileux, cela peut être dû, en partie, à la présence de ces cellules. Leur fonction protectrice est constante : elles fournissent une meilleure résistance en cas de blessure et elles constituent peut-être l’élément cicatriciel essentiel.

Il est possible que ces cellules représentent la forme embryonnaire des cellules granulaires, et que, dans les cellules binucléées ou polynucléées, il se produise une désintégration de leurs noyaux qui aboutirait à la substance granuleuse telle qu’on la trouve dans les cellules à contenu granulaire. Ce n’est là qu'une hypothèse, étant donné qu’il y a peu de cellules à contenu granulaire en comparaison du grand nombre de cellules en massue. RAUTHER (1927), dans Callichthys punctatus n’a pas observé de relation

embryonnaire entre ces cellules.

Cellules épithéliales. (Fig. 3).

Là où les cellules granulaires et en massue sont

nombreuses, les cellules épithéliales sont situées à

ie

la base de l’épiderme et représentent la couche génératrice; elles apparaissent aussi en une couche périphérique de Pépaisseur de 2 cellules environ. Elles sont disposées en huit couches. Leur taille et leur forme varient. Elles ont en moyenne 6 x de diamètre, et sont donc bien plus petites que les cellules à contenu granulaire. On en trouve, dans certains cas, entre 2 cellules à contenu granulaire. Leurs noyaux se colorent plus fortement que le reste de la cellule dont ils occupent la plus grande partie. Ces noyaux pourraient peut-être devenir aussi gros que ceux des cellules à contenu granulaire.

Ces cellules se trouvent le plus fréquemment autour des yeux, à la face inférieure. du museau, sur les barbillons et dans les régions pectorale et ventrale. Ce sont les cellules de soutien de l’épiderme

et nous ne leur connaissons pas d’autre rôle.

Derme.

Le derme est formé de trois fines couches fibreuses qu’il n’est pas toujours facile de distinguer. Il a une épaisseur de 6 uw Le derme du Corydoras se compose ordinairement des couches suivantes :

1. Couche externe. Elle est formée d’un tissu conjonctif lâche qu’il est très difficile de distinguer à ‘ause de sa finesse.

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