‹ Étude Anatomique du Corydoras Paleatus JennynsChapitre 5 sur 31 · Couche moyenre. Cette couche est formée d’un · texte numérisé non relu

Couche moyenre. Cette couche est formée d’un

lissu conjonctif dense, disposé en fibres parallèles.

FE

Elle forme la plus grande partie du derme, Dans cette couche se trouvent les plaques dermiques.

3. Couche interne. Elle consiste en un fin tissu conjonctif lâche, comme la couche externe, et il est difficile de la mettre en évidence à cause de sa constitution si fine.

Les trois couches se trouvent partout, chez Corydoras, à l’exception de la tête, où nous n’avons observé que la couche externe et moyenne. Les cellules pigmentaires ou mélanocytes sont dispersées dans les trois couches. Il est probable que ce sont les cellules pigmentaires qui, à la surface du corps de Corydoras, donnent à celle-ci l’aspect caractéris-

tique d’une peau de léopard.

Organes sensoriels de la peau. (Fig. 2, 3, 4).

Les organes des sens de la peau de Corydoras sont de deux sortes : des papilles sensorielles et des bourgeons terminaux analogues à ceux que lon trouve dans la peau des Téléostéens, Chez notre Corydoras, les papilles sensorielles sont situées sur la tête et «en particulier, à la face ventrale de cette dernière. Elles le sont également dans les régions pectorale et abdominale, tandis qu’elles font défaut sur presque tout le reste du corps. Les bourgeons terminaux sont très nombreux sur la tête et particulièrement sur le museau, à sa base et sur les barbillons et autour de la bouche, ainsi que dans les

régions pectorale et ventrale.

0) 2 1. Papilles sensorielles. (Fig. 3).

Il y a très peu de papilles sensorielles chez le Corydoras. La plupart sont situées sur la tête, sans être disposées d’une façon particulière; contrairement à ce qu’on observe chez la majorité des Téléostéens, ces papilles ne sont pas situées autour de bourgeons terminaux. Elles sont formées de deux

sortes de cellules : les cellules épithéliales jouant le

FIGURE 3. — Fossette sensorielle de la peau prise au-dessous du museau.

rôle de cellules de soutien, et les cellules sensorielles de forme triédrique que l’on trouve, en général, au nombre de six à la base de chaque papille. Le noyau des cellules triédriques est situé à la base et se colore plus fortement, grâce à l'abondance de la chromatine. Nous considérons ces cellules comme étant sensorielles puisque, à lendroit où elles pénètrent dans la fossette de la papille sensorielle, elles sont pourvues de petits cils difficiles à voir. Ces cils

transmettent les sensations aux cellules triédriques,

en oe:

lesquelles sont en contact avec un nerf qui perce le derme à leur base. Ces cellules sensorielles diffèrent par leur forme caractéristique, de celles trouvées dans les bourgeons; dans ces derniers elles sont plus grandes, allongées, avec un noyau peu visible, mais contenant de nombreuses granulations chromatiques se colorant fortement.

Les cellules de soutien représentées par les cellules épithéliales se trouvent sur le pourtour de la papille et ne diffèrent en rien de celles du reste de l’épiderme.

Les papilles sensorielles se distinguent facilement par la présence d’une petite dépression. Les bourgeons terminaux, par contre, se prolongent en une petite pointe. Il s'ensuit qu’au contact de l’eau la première entre indirectement, et la seconde directement, en relation avec des agents excitants. HERRICK (1903) a distingué deux sortes de papilles sensorielles ou rhéotactiques chez les Silures : premièrement, le type superficiel, c’est-à-dire le type conique proéminent; deuxièmement, le type profond, c’est-à-dire, à fossette. Chez les Corydoras, on trouve les deux types, les papilles sensorielles représentant le type profond et les bourgeons terminaux, le type superficiel.

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