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VMOIVI, l'l/,0\
.Mais en dehors de celte difïîcnlté particulière à reconnaître les Anourelles, il y a des motifs d’ordre plus élevés qui s’opposent au maintien de ce genre.
Les Molgulidées sont, comme je l’ai dit plus haut, les Ascidies qui se sont le plus hautement différenciées par suite de leur longue fixalion; et chez ces animaux, comme chez tous ceux qui sont d’abord libres avant d’être fixés, l’oeuf tend à reproduire, avec une accélération embryogénique plus ou moins accusée, la forme adulte fixée sans passer par toutes les phases de la larve urodèle normale. La suppression de la queue chez certaines Molgules n’est qu’un simple phénomène de tachygenèse.
De plus, les recherches embryogéniques que je poursuis sur ces Molgulides me font penser qu’entre la larve urodèle et la larve anoure typiques, il en existe vraisemblablement d’autres qui ne possèdent qu’une ébauche plus ou moins importante de la queue, qu’elles perdent pendant leur séjour également plus ou moins long dans la chambre péribranchiale; j’ai observé aussi de nombreuses différences dans la rapidité de la régression des organes larvaires chez les différentes espèces urodèles.
On conçoit que ce n’est pas sur des variations semblables des processus embryogéniques qu’il est possible d’établir des coupures génériques.
Autre remarque. On ne connaît pour le moment que des Molgules qui aient des larves anoures, mais il n’est pas impossible qu’on en trouve un jour chez des espèces appartenant à des genres voisins, chez desEugyres, des Cténicelles, des Gamaster, par exemple, puisque, même a priori , nous ne devons pas croire à la limitation du phénomène de l’accélération embryogénique au seul genre Molyula. Et si l’on admet un genre Anurella pour recevoir les formes qui possèdent les caractères génériques des Molgules , mais dont les larves sont anoures, serait-il possible de verser dans ce même genre Anurella les espèces anoures que pourraient nous fournir un jour les Gamaster, les Eugyres ou d’autres Molgu-
ÉTUDE DES M0LGUL1DÉES.
lides, que l’ensemble de leurs caractères analomiques éloigne si considérablement du genre Molgula?
Je conclus, par conséquent, que le genre Anurella ne peut pas se justifier et que les cinq espèces qu’il renferme doivent être regardées tout simplement comme des espèces du genre 31o/gula; elles sont d’ailleurs loules parfaitement caractérisées comme telles. Seulement, la désignation de chaque espèce de Molgula pourra être accompagnée du qualificatif d ’anourelle ou d 'urodèle, suivant la conformation de sa larve, de même que l’on devra dire des Euggres anoures ou des Eugyres urodèles, des Cténicelles anoures ou des Cténicelles urodèles, etc., le jour où ces genres nous auront fait connaître de leurs espèces présentant des larves sans queue.
En retranchant les six genres Paramolgula , Bostrichobranchus, Pera, Gymnocystis, Lit/ionephrya et Anurella, et en modifiant, comme je l’ai indiqué, le sous-genre Eugyriopsis de Roule, il ne reste donc, à l’heure actuelle, que cinq genres qui soient parfaitement caractérisés dans la famille des Molgulidées.
A ces cinq genres, il faut ajouter maintenant les trois nouveaux, Gamaster, Stomatropa et Astropera, dont j’ai indiqué brièvement plus haut les diagnoses.
Les subdivisions de la famille sont résumées dans le tableau suivant :
MoJgulidées à une seule glande génitale située sur le côté droit.
Une rangée de grands infundibulams sous chaque méridien. Infundibulums formés chacun d’un ou deux trémas spiralés. Gamaster n. g.
Molgulidées à une seule glande génitale située sur le côté gauche.
Une rangée de grands infundibulums sous chaque méridien. Chaque infuntlibulum formé seulement de deux
longs trémas spiralés. Eugyra Hancock.
Infundibulums réguliers, de taille et de nombre variables, formés chacun de petits trémas courbes. Eugyriopsis n. s.
ANTOINE PIZON.
Molgulidées à glandes génitales paires. Trémas branchiaux généralement courts , courbes , quelquefois rectilignes; infundibulums de taille variable.
/Siphons nuis; chaque orifice bordé d’une double couronne de lobes
. i inégaux. Astropera n. g.
L intestin est l siphons à lobes dr saillants, égaux et
etendu transver- 1 toujours entiers. Molgula Forbes.
sa ement sur la ] siphons terminés par des lobes dentés..1. Ctenicella L.-Dut.
Siphon cloacal à quatre lobes égaux.
Siphon branchial courbé en anse avec six lobes inégaux, les deux supérieurs en forme de grande lèvre
bifide ... Stomatropa n. g.
Les deux branches de l’intestin sont verticales et non transversales ; elles sont parallèles à la glande génitale gauche. Ascopera Herdm.
Les espèces décrites dans le présent mémoire se répartissent de la façon suivante :
Première section.
Genre Gamaster, n. g. — Gam. Dakarensis n. sp.
Deuxieme section.
1° Genre Lugyra Hancock. — Non représenté dans les collections.
2° Genre Eugyriopsis n. sp. Id.
face gauche et forme une anse courbe dz accentuée.
Troisième section.
1° Genre Astropera n. g. | A.sabulosa n. sp.
I AL Filholi n. sp.
M. glomerata n. sp.
M. gregaria Herdm.
M. socialis Aider.
M. Roscovita , anourelle, Lac.-Duth.
M. oculata, anourelle, Lac.-Duth.
il/, simplex , anourelle, Lac.-Duth.
( Ct. tumulus n. sp.
3° Genre Ctenicella L.-Duth. < Ct. Lebruni n. sp.
( Ct. rugosa n. sp.
4° Genre Stomatropa n. g. | Stom. villosa n. sp.
3° — Ascopera Herdm. | Non représenté dans les collections.
• En somme, sur les huit genres bien caractérisés que comprend à l’heure actuelle la famille des Molgulidées, il n’y
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en a que trois qui ne soient pas représentas dansJes collections du Muséum ( Euggra , Eugyriopsis et Ascopcra).