V. — Genre Anurella Lac.-Dulh
Ce genre, qu’ïïerdman a déjà regardé comme douteux (Tuniciers du « Challenger », vol. VI, 1882), ne meparaît pas non plus devoir être conservé. Son créateur, M. Lacaze-Dutliiers, a bien eu soin de faire remarquer lui-même que ces formes ne différaient génériquement des Molgules que pur leurs larves anoures. Mais si l’on conçoit qu’il n’ait pas su résister au désir de faire un genre spécial de ces Molgulides, dont les larves diffèrent en effet si profondément d’aspect des larves ordinaires d’Àscidies, il s’ensuit aussi que M. Lacaze- Dutliiers met dans un singulier embarras les ascidiologues spécificateurs qui n’ont pas en leur possession les larves des formes qu’ils étudient; aussi, tandis que depuis la publication de ses beaux mémoires sur les Ascidies des côtes de France, les genres Molgula et Eugyra, par exemple, se sont enrichis de nombreuses espèces nouvelles, le genr q Anurella, depuis vingt ans qu’il est créé, est resté avec ses cinq espèces primitives !
Parmi les espèces nouvelles que je décris plus loin, je ne suis pas sûr qu’il n’y en ait pas quelqu’une qui ne soit une Anourelle.
(1) Hancock, Description of several new species of simple Ascidians (Ann. and Mag., 1870, t. VI).
(2) Arch. lool. experim vol, VI, 1877.
(3) Le « Challenger », vol. VI, 1882,
ANN. SC. NAT. ZOOL