‹ Étude anatomique sur le segment cellulaire contractile et le tissu connectif du muscle cardiaqueChapitre 16 sur 36 · TISSU CONNECTIF D'UN MUSCLE RECTILIGNR · texte numérisé non relu

TISSU CONNECTIF D'UN MUSCLE RECTILIGNR

la façon dont sont groupés et unis les faisceaux qui entrent dans la composition du muscle, on voit que ces derniers sont rangés les uns à côté des autres sans former des départements distincts séparés par des faisceaux connectifs, comme cela existe chez les animaux supérieurs. Dans les espaces étoilés (sur une coupe transversale) que les faisceaux musculaires plus ou moins arrondis laissent entre eux, existent des cellules fixes du tissu connectif parfaitement reconnaissables et dont les prolongements protoplasmiques, anastomosés dans tous les sens avec ceux des autres cellules voisinas, forment un véritable filet d'une délicatesse extrême, renforcé par la présence de tractus connectifs ténus qui suivent une direction parallèle à celle du muscle lui-même. On conçoit donc que la marche des globules blancs du sang est facile dans un pareil milieu, où ils ne rencontrent, pour ainsi dire, aucun obstacle à surmonter. Ils arrivent-, sans avoir été obligés de dépenser leur force, c'est-à-dire les matériaux dont ils sont chargés pour effectuer les échanges, jusqu'au con • tact presque intime avec la substance contractile ellemême, car ils n'en sont séparés que par le sarcolemme.

Considéré dans un muscle appartenant à un vertébré d'ordre supérieur, le tissu connectif offre une disposition plus complexe, mais qui se rattache cependant de très près à celle que nous venons de voir. Si l'on examine un muscle d'homme, le biceps, pour prendre un exemple, on constate que les faisceaux primitifs sont groupés les uns à côté des autres et forment des faisceaux secondaires ; chacun de ces derniers, pris en particulier, rappelle par sa disposition l'ensemble donné par la réunion des faisceaux primitifs du couturier de la grenouille.

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Les faisceaux secondaires se groupent eux aussi et forment des faisceaux tertiaires qui sont enveloppés par une couche plus épaisse et plus dense de tissu connectif lâche. Il arrive parfois que les faisceaux tertiaires se groupent à leur tour pour former des faisceaux plus volumineux. Quoi qu'il en soit du nombre de ces faisceaux d'ordres différents, dont la réunion constitue le muscle, il existe, dans les intervalles plus ou moins considérables qui les séparent, du tissu connectif dont les éléments forment des travées qui, sur une coupe transversale, offrent l'aspect de grandes mailles principales plus épaisses et plus denses ; dans l'aire de chacune de ces grandes mailles il en existe de plus petites encore. On aura parfaitement une idée de cette disposition en plaçant les uns sur les autres trois tamis de même diamètre, dont le premier serait à grandes mailles faites avec des cordes, le second à mailles moyennes faites avec des ficelles, et enfin le troisième à mailles fines faites avec du fil.

Examiné dans le sens de la direction du muscle, on voit que le tissu connectif est ordonné suivant l'axe de ce dernier. Il apparaît sous les formes de traînées rectilignes plus ou moins épaisses selon l'ordre des faisceaux qu'elles cloisonnent. Cette disposition rapprochée de celle que nous avons vue sur une coupe transversale, nous montre que les faisceaux de premier, de second et de troisième ordre, sont chacun entourés d'une atmosphère connective qui forme autour d'eux une véritable gaine. Dans le tissu connectif sont contenus les canaux qui servent à l'irrigation et les nerfs.

Nous examinerons plus loin la disposition générale des

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