TISSU CONJONCTIF DUN MUSCLE ANNULAIRE
vaisseaux sanguins lorsque nous comparerons les capillaires du muscle cardiaque avec ceux d'un muscle strié ordinaire. Quant au tissu interfasciculaire, considéré en lui-même, au point de vue de sa structure, il possède une constitution analogue à celle du tissu connectif sous-cutané, c'est-à-dire qu'on y trouve une prédominance de cellules fixes connectives, des faisceaux connectifs extrêmement minces et une absence pour ainsi dire absolue de tissu élastique.
Tissu conjonctif d'un muscle annulaire. — Lorsque les fibres musculaires forment des faisceaux distincts, allongés dans-un sens et ne présentant pas d'intrication, comme c'est la règle pour les fibres longitudinales de l'intestin, le tissu connectif est absolument semblable à celui que nous avons étudié dans un muscle des membres. Mais, dans un vaisseau, les choses se passent d'une façon bien différente. Si nous remontons d'un capillaire jusqu'au cœur en suivant l'artériole, l'artère terminale, l'artère de distribution, etc., etc., nous voyons le tissu connectif apparaître d'abord autour des capillaires près de l'artériole, puis, peu à peu il se modifie dans sa forme, cède le pas au système musculaire pour reprendre ensuite le rôle le plus important.
Un vaisseau capillaire est constitué simplement par un tube endotbélial ou (Ghrzonszcewski) par un endothélium reposant sur une membrane amorphe comparable au sarcolemme. Ranvier * croit « que cette membrane, si tant est qu'elle existe, devrait être considérée comme le rudiment de la lame élastique interne des artérioles, »
1 Ranvier, Traité technique d'Histologie, p. 589.
TISSU GOiNJONCTIF D'UN MUSCLE ANiNULAIRE 49
Les capillaires ne sont pas partout constitués d'une manière aussi simple. Dans les follicules lymphatiques, ils commencent à se recouvrir d'un revêtement (périthélium d'Eberth) constitué par des cellules à disposition axiale par rapport au vaisseau. Ces cellules sont formées d'un noyau allongé autour duquel est une masse de protoplasma granuleux d'où émanent des prolongements qui vont s'anastomoser avec ceux des autres cellules, de telle façon que le capillaire est enveloppé dans un véritable réseau de protoplasma dont les nœuds sont représentés parles noyaux des cellules. Lorsque, dans d'autres parties des follicules, les capillaires sont revêtus^ d'une tunique externe formée par un lacis serré de fibrilles très minces de tissu connectif, il arrive que quelques-uns des prolongements des cellules périthéliales vont se terminer dans cette tunique, mais sans s'anastomoser avec le tissu connectif ^.
Les cellules périthéliales d'Eberth (couche rameuse périvasculaire de Renaut) ne se rencontrent pas seulement autour des capillaires des follicules lymphatiques, mais aussi autour de ceux du tissu connectif lâche. Elles sont donc, comme le dit Ranvier ^, « disposées sur les vaisseaux capillaires de la même façon que sur les faisceaux de fibrilles, et en se plaçant à ce point de vue, on peut dire qu'un capillaire sanguin et un faisceau connectif sont des équivalents. » Cette disposition des cellules connectives autour des vaisseaux capillaires et des faisceaux conjonctifs, nous la rencontrons autour des fibres muscu^
1 Ranvier, Traité technique d'Histologie.
2 J. Renaut, Cours d'Anatomie générale de la Faculté de Lyon, 'i a^tW
3 Ranvier, Traité technique d'Histologie, p. SQCC.