‹ Étude Anatomo-Pathologique d'un Cas de LymphadénieChapitre 16 sur 42 · RS · texte numérisé non relu

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7° Le cœur est normal tant au point de vue du myocarde que de l’endocarde.

Le fait vaut d’être signalé, car la dégénérescence graisseuse du cœur est pour ainsi dire la règle dans la lymphadénie et, d'autre part, on a décrit dans cette maladie une endocardite spéciale, l’endocarditis polyposa (Virchow). Elle est caractérisée par des nodosités de volume variable développées à la surface de l’endocarde, souvent au niveau d’une valvule. Dans un cas présenté par M. Lewenmeyer à la Société de médecine berlinoise (1), une tumeur de la grosseur d’une noisette était appendue à la mitrale: elle n'avait donné lieu pendant la vie à aucun symptôme.

8° Dans les plèvres, on a noté «à droite un vaste épanchement séreux trouble avec dépôt de fibrine ramollie sur les parois; à gauche, la présence de liquide citrin en moindre quantité».

L'épanchement limpide de la plèvre gauche est celui dont la clinique avait constaté la présence et suivi l’évolution. L'autre est sans doute développé à la dernière période, alors que le malade était trop affaibli pour être ausculté fréquemment. [l faut voir peut-être dans cette pleurésie, qui allait bientôt devenir purulente, une localisation de l'infection pyogène secondaire qui à emporté le malade. Il est regrettable que l’examen microbiologique du liquide ait été négligé, il aurait changé probablement cette présomption en certitude.

9% Un certain nombre d'organes ont paru sains à l’autopsie. Ce sont l'estomac, l'intestin, le pancréas, les reins et les testicules. Les deux premiers n'ont pas fait l’objet d'examen histologique, quant aux autres nous verrons que sous cette apparence normale se cachaient de profondes et intimes lésions.

(1) Séance du 30 octobre 1889.

10° Terminons celte revue rapide de l’autopsie en nous reprochant à nous-même plusieurs omissions des plus fâcheuses : l’amygdale, la muqueuse pharyngée, le corps thyroïde, le corps pituitaire, les gros vaisseaux du cou, les veines caves et la veine porte n’ont pas été examinés ni à l’autopsie ni au laboratoire.

Cette négligence laissera dans notre étude une importante et bien regrettable lacune.

11° Quant aux recherches microbiologiques pratiquées postmortem sur plusieurs organes, 1l est remarquable d'en voir les résultats négatifs, alors que l'infection pyogène ultime faisait attendre une invasion microbienne généralisée.

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