TESTICULE
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Préparations obtenues par fixation à l'alcool à 90°, coloration par le carmin aluné et l'acide picrique.
Dans le tissu conjonetif formant la charpente, on ne rencontre aucun vestige d'inflammation, aucun amas de cellules lympbatiques; on remarque seulement que les grosses cellules granuleuses, disposées en amas autour des sections de vaisseaux, ont un protoplasma plus abondant et plus chargé en granules pigmentaires qu'à l'état normal. La paroi propre dés tubes est généralement un peu épaissie et composée de 2 à 4 plans de fibres et de cellules,
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PAL TCES
Les lésions les plus importantes portent sur le contenu cellulaire des tubes. On remarque tout d’abord que dans un très petit nombre de sections de tubes seulement, environ 1 sur 20, la spermatogénèse a atteint ses deux derniers stades consistant dans la formation de petites cellules dites nématoblastes et de spermatozoïdes. Partout ailleurs, la spermatogénèse s’est arrêtée au stade de cellules-mères, et la couche cellulaire est remarquable à la fois par son peu d’épaisseur et par sa belle richesse en cellules. Les mailles destinées à loger les cellules mères sont quelquefois vides et d'autres fois ne renferment qu'un seul élément au milieu d'une grande lumière. Il résulte de cette pauvreté en cellules que l'appareil de soutènement, formé par les cellules à pied et leurs expansions réticulées, apparaît avec une très grande évidence. La lumière des tubes renferme toujours un grand nombre d'éléments détachés prématurément de la paroi; ce sont des cellules-mères, quelquefois des cellules renfermant 2, 3 ou 4 noyaux, {très rarement des nématoblastes et des spermatozoïdes. Parmi les cellules-mères encore contenues dans les mailles du réticulum ou devenues libres dans la lumière, un certain nombre présentent les caractères de la nécrose, l'appareil chromatique s'étant condensé en une masse sphérique ayant pris une coloration sombre par la safranine ou le carmin, et le protoplasma ayant lui-même un aspect opaque etsombre.
L'idée qu'on peut se faire de l’ensemble de ces lésions me paraît être, dit M. le professeur Kiener, celle d’un arrêt ou au moins d’un amoindrissement dans le processus de la spermatogénèse. D'une part, en effet, le processus n’aboutit que rarement au stade ultime de la formation du spermatozoïde; d'autre part, un grand nombre de cellules-mères semblent avoir disparu par nécrose ou par atrophie, laissant ainsi des vides dans les mailles du réticulum. C’est probablement en raison de ces vides que les cellules restantes manquant de soutien tombent dans la lumière avant d’avoir achevé leur évolution. Les cellules à noyaux multiples, que nous avons signalées parmi les éléments libres dans la lumière, se rencontrent quelquefois à l’état normal, mais en bien moins grand nombre que dans le cas actuel. Elles semblent indiquer que la division du protoplasma n’a pas suivi