‹ Étude Anatomo-Pathologique d'un Cas de LymphadénieChapitre 41 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

A. L'étude anatomo-pathologique d'un cas de lymphadénie y a montré trois ordres de lésions :

I.— On à constaté d’abord des LÉSIONS PRIMITIVES des organes hématopoiétiques (ganglions, rate et moelle osseuse), caractérisées au début par l'hypertrophie et la prolifération des éléments cellulaires et, à un stade plus avancé, par la dégénération scléreuse..

a. La tendance néoformative donne naissance :

Dans les ganglions : 1° à des lymphocytes ; 2° à de grandes cellules susceptibles, peut-être, de se transformer dans le sang en leucocytes mononucléés ;

Dans la rate, exclusivement à des lymphocytes:

Dans la moelle osseuse: 1° à de nombreux leucocytes polynucléés ; 2° à de rares lymphocytes : 3° à des globules rouges à noyau.

Dans les trois tissus hématopoiétiques, le Iymphocyte peut naître des cellules endothéliales du parenchyme. Il naît aussi de l'endothélium vasculaire du foie, qui se trouve ainsi restitué à sa fonction hématopoiétique embryonnaire.

Dans la moelle osseuse, le globule rouge à noyau à paru provenir du lymphocyte.

b. La dégénérathon scléreuse qui tend, dans la rate et les ganglions, à oblitérer les voies de la lymphe, peut expliquer, dans notre cas, la diminution constatée de la leucocythémie,

‘et, d’une façon générale, la transformation d’une forme leucémique en forme aleucémique.

IL.— On a trouvé ensuite des LÉSIONS SECONDAIRES dans le foie et le poumon, dans les vaisseaux de ces organes et dans le sang de la circulation générale, dues au transport et à la greffe des produits morbides issus des organes hématopoiétiques.

IIL.— On a relevé enfin des LésIONS pirruses de diverses glandes (foie, rein, testicule, capsule surrénale et pancréas), qui affectent, dans le-foie, la forme de l'hépatite nodulaire et donnent lieu, dans la capsule-surrénale et peut-être dans le pancréas, à des formations nodulaires non encore décrites, analogues à. celles du foie.

Les lésions primitives et secondaires relèvent certainement de la lymphadénie ; les lésions diffuses, pouvant aussi bien dépendre d’une infection pyogène surajoutée, ne comportant pas de conclusion ferme.

B: Notre cas est favorable à. la. conception uniciste de la lymphadénie.

C. Les recherches bactériologiques, soit cliniques, soit posthumes, ont démontré l’absence de microorganismes.

FIN Vu et permis d'imprimer : Vu et approuvé:

Montpellier, le 18 mai 1895. Montpellier, le 17 mai 1895. Le Recteur de l’Académie, Le Doyen, Correspondant de l’Institut, MAIRBET.

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