‹ Étude anatomo-pathologique de la commotion médullaire directeChapitre 21 sur 35 · III. — Constatations macroscopiques et vue d'ensemble · texte numérisé non relu

III. — Constatations macroscopiques et vue d'ensemble

Avant d'entreprendre l'étude analytique et synthétique des altérations histologiques de la moelle dans la commotion spinale directe par blessure de guerre, nous voulons brièvement résumer les constatations macroscopiques qui furent faites dans les trois cas précédents ainsi que dans ceux publiés par MM. Claude et Lhermitte.

D'une façon générale, nous basant sur la définition même de la commouon directe, nous apportons uniquement des cas dans lesquels il y avait intégrité absolue du canal rachidien. Le traumatisme direct de la colonne vertébrale s’est accompagné: tantôt de fracture des apophyses épineuses ou transverses de la: colonne vertébrale, tantôt d’une lésion du corps vertébral, tantôt

enfin d’une simple éraflure d’un de ces éléments. Lorsque le-

traumatisme rachidien se fit à distance, il y eût plaie contuse des parties molles avoisinantes.

Dans la première de nos observations, si la lumière du canal

rachidien était intacte, il n’en était pas de même de la dure-mère

et du segment médullaire de la région traumatisée. Il existait en effet une zone de pachyméningite avec virole méningée au niveau de D,, Di,, Du. Le ramollissement du segment de moelle correspondant avait déterminé un écartement appréciable d'environ 1 centimètre 1/2 entre le bout supérieur et le bout inférieur. Mais il faut bien le dire, il s’agit là d’un cas exceptionnel déjà observé par MM. Guillain et Barré et plus récemment par nous-mêmes, avec M. Borneau, dans un cas encore inédit qui sera publié ultérieurement avec l'étude histologique. Le plus souvent, rien à l'examen extérieur de la moelle et des méninges ou à l’examen macroscopique de pièces fraîches ne permet de prévoir les lésions que l’histologie dévoilera. On s'explique ainsi pourquoi, durant la guerre, tant de cas de commotion furent observés sans conclusion anatomique ferme, étant données les difficultés devant lesquelles on se trouvait dans certaines ambulances ou centres neurologiques d’armées

de pratiquer un examen microscopique nécessaire.

L’examen histologique, en effet, a seul permis de préciser les caractères spécifiques des lésions commotionnelles.

Ayant rappelé les recherches des auteurs qui en ont poursuivi précédemment l’étude, nous essaierons donc de grouper les faits qu’on peut, à notre avis, considérer comme acquis.

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