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LES LÉSIONS COMMOTIONNELLES MÉDULLAIRES EXPÉRIMENTALES

Les constatations anatomo-cliniques sont le plus souvent à la base des recherches expérimentales. On s’explique ainsi les . nombreux travaux parus sur la commotion des centres nerveux en vue d'en expliquer le mécanisme. Cependant si la commotion encéphalique fit lPobjet d'importantes études soit avant, soit pendant la guerre, études dont la mise au point vient d'être faite dans les ouvrages récents de Durer, 1l semble bien que peu d’auteurs aient eu l'attention attirée par les altérations histologiques de la moelle dans la commotion spinale directe chez l'animal.

Plusieurs expérimentateurs dont nous rappellerons ultérieurement les travaux avaient toutefois précisé certains caractères particuliers de la commotion médullaire.

Cependant, comme nous l’avons déjà fait remarqué, c’est à M. J. Lurrwrre soit seul, soit avec M. CLaune ou avec M. G. Roussy que revint le mérite de décrire en pathologie humaine les lésions véritablement spécifiques de cette commotion. l

I nous a semblé uüle de reprendre en collaboration avec MM. G. Roussy et J. Laeruirre, les expériences des divers auteurs, puis, à la lumière des constatations anatomo-pathologiques faites chez l’animal, de vérifier s'il s’agissait bien là de modifications d'ordre général susceptibles d’être mises en évidence dans la pathologie humaine. C'est le résultat de ces. recherches que nous exposerons au cours de ce chapitre.

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Cette étude présente d’ailleurs un autre intérêt. Elle nous permet d’étayer la conception émise par MM. Roussy et Lhermitte dans des travaux antérieurs, à savoir : qu'il'existe une distinction fondamentale entre les lésions à type surtout hémorragique produites par l’attrition, la contusion directe de ‘la moelle et les altérations dues au choc commotionnel frappant au maximum l'élément néble du système nerveux.

Ainsi qu'on peut le concevoir a priori, la résistance d’une paroi vasculaire est beaucoup plus marquée que celle d’un cylindre-axe ou d’une cellule nerveuse et l’on s'explique aisément que ces.derniers, extrêmement fragiles, soient touchés électivement dans le traumatisme commotionnel.

Avant d'aborder l’étude de nos constatations expérimentales,

rappelons rapidement les recherches des auteurs qui nous ont

précédé dans cette voie.

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