‹ Etude biographique, M. Jean Raimbault [microforme]Chapitre 15 sur 21 · ALL · texte numérisé non relu

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decédee, à Nicolet, en 1820, à 8% an:

il repose, voir avec complaisance cette maison nouvelle, don’ il avait forme le dessein, qu'il avait tant désiré de voir s'élever pour pouvoir étendre le bien qu'il en anticipaitt C'est une tâche qu'il a laissé à son digne anccesseur,

lei, Messieurs, je sens tout l'embarras de ma position, Ai je torminais iei cette faible esquisse, je n'aurais fuit connaitre que Îles deux promiôres Ss de In fondation êt ce serait frustrer tant de généreux bienfaiteurs de la part d'éloges qui leur est due, Ni, d'un autre côté, j'essaie d'exposer aux regarde du publie et la libéralite imperissable du Pontite vénerable qui nous gouverne et l'infatigable ardeur de l'illéatre heritier de sa dignité, comme de sa bienfaisance, son temps, son repos, ses peines, dont il est prodigne pour conduire cet éditice à la perfection dont ilest susceptible; si, enfin, je venais à dévoiler la liste des dons recueillis parmi le elergé et de la part do quelques personnes bienveillantes, n'aurai-je pas à craindre de blesser leur modestie, en révélant le secret de leur charité, Non, nos louanges justes, mais peut-être indiscrôtes, ne les priveront pas du merite d'un bienfait enché, Ahf la seule récompense à laquelle aspire leur noble ambition, e’est le bien qui résultera de cette entreprise, Tout ce que cet établissement ainsi agrandi promet de suecès, voilà le prix seul digne de tant de génereux sacritices,

Mais qui peut les assurer ces succès? Qui peut donner à cet établissement la stabilité, In protection dont ila besoin pour prosperer? Celui-là seul sans lequel seraient vains les efforts de ceux qui bâtissent pour veiller à sa sûreté, AVist Dominus ceustodierit civitatem frustra vigilat qui custodit eam (Psaume CXXVI 2.) C’est un parterre qui promet des fruits abondants. Le jardinier habile ini prodiguers ses soins, des arrosements salutaires....mais que le ciel lui refuse ses douces rosces, sa chaleur vivitiante, et ce jardinier verra avec douleur ces jeunes plantes desséchées et stériles.

Ne mettons done notre confiance que dans la protection de Dieu qui s'apelle le Seigneur des sciences commeilest la source des lumières, # Deus scientiarum Doninus est." C'est sous ses auspices que se formera dans cette maison l'alliance si désirable du savoir et de la vertu, des instructions et des bonnes mœurs. Ah! laissons à d'autres ces essais aventureux, ces froides théories, où l'art d'élever la jeunesse n'est qu'un pur mécanisme, où l’on compte l'instruction pour tout, et l'éducation pour rien ; ces systèmes improvisés, Où l'on croit avoir tout fait pour l'homme, pour Ia famille, pour la société même, lorsqu'on à initie le premier âge aux langues anciennes et modernes, au alcul, aux arts, aux sciences naturelles, où l'on ne se propose que d'éclairer l'intelligence, sans former en même temps la

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volonté; d'où enfin il résulte que, malgré des connaissances trés-ctendues, très-variées, ornements de l'esprit, le cœur pent rester avec toutes ses faiblesses, incapable de résister aux attaques du vice et des passions fougneuses.

Sans doute on pout, on doit am iorer les règles grammaticutes, perfectionner les méthodes, faciliter les études. — Mais doit-on pour cela isoier les enfants de l'instruction religieuse? N'est-ce pas d'elle que l'Esprit Saint a dit qu'elle rend da linque des enfants éloquente ?

On convient pourtantassez qu'il faut faire entrer la religion dans l'éducation publique; mais quelle religion ?—TVes uns pretendent qu'il faut laisser les dogmes et ne s'attacher qu'aux préceptes, comme si les préceptes et les dogmes devaient se séparer et no 86 gazantissaient pas les uns par les autres. On nous presente ensuite un catéchisme de morale où chacun se fait juge de sa raorhle, où chacun par Gonséquent apprend à s'en passer, On parle ensuite d'une morale religieuse, laquelle n'est autre chose qu'une religion sans morûle où une morale sans religion, rudiments hypocrites, fantômes de morale et de religion où l'on veut avoir l'air d'en parler sans on rien dire, ou d'en dire quelque chose pour n'en pas parler.

Lu religion, les mœurs, l'instruction classique, voilà le triple objet que ne perdront jamais de vue les maitres préposés à l'enseignement dans cette maison, Ne doit-on pas mettre avant tout ce qui donne la vie à tout 7... Je veux diro ces vérités sacrées, qui commandent en Îles épurant, tous les sentiments légitimes, la piété filiale, l'amour de la patrie, la soumission aux lois; et qui, donnant à l'âme plus d'énergie et d'élévation, nourrissent les grands talents comme les grandes vertus.

Vous en avez déjà fait l'heureuse expérience, vous, jeunes élèves de la maison (car c'est à vous que je m'adresse en finissant), vous, qui avez vu avec tant de joie s'élever graduellement co nouveau temple des muses; et c’est dans cette enccinte, dans cet asile solitaire, où loin du fracas et de la dissipation des cités, que vous reviendrez cultiver, dans un doux loisir, ce vaste champ des sciences divines et profanes, pour en sortir ensuite des hommes pleins de foi, pleins d'honneur, ami de l'ordre, zélés pour le bien publie, ete., ete. Que j'aime à voir en vous l'espérance de la patrie dont vous serez plus tard l’ornement et le soutien! vous vous ferez gloire de marcher sur les traces de ceux qui vous ont dévancés.=Puis, animés du méme esprit, du mème désir de vous instruire, de la docilité, de l'union sans losquelles les plus belles institutions ne sauraient se sovtenir, vous serez la consolation de vos familles et la plus douce récompense de ces hommes estimables qui se dévouent à la tâche, très-honorable sans doute, mais en méme temps si pénible

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