Probablement dans une des maisons d'Odart Coibert
cette figure originale de Colijeit, probe, lubuiicux, intelligent en affaires, on en trouve l'explication dans celte première et forte éducation commerciale puisée dans sa famille et surtout à Fécoie d'Odard Colbert. Revenu à Paris, il fut placé chez le notaire Cha[)elain, père du poète, puis il entra dans un bureau du finance. Enfin, en 1640, son cousin, J.-B, Colbert de Sainl- Pouange, qui était l'un des commis de la Guerre depuis 1636, le-fitr entrer au ministère de la Guerre, alors dirigé par M. Des Noyers. Ainsi Colbert a commencé à servir l'État sous Richelieu* il a été formé à récoje du Cardinal et de M. Des Noyers, et pendant près de trois ans il a été bien placé pour apprécier ce qu'avaient de grandeur sérieuse Tadminislration et la politique de celui qu'il appela toujours le Grand Cardinal, litre qu'il ne donna jamais à Mazaiin.
Peu de temps après son entrée au ministère de la Guerre, Colbert fut chargé de la conduite d'un régiment envoyé à Dreux pour y réprimer une sédition. La mort de Richelieu amena la retraite de M. Des Noyers et son remplacement par Michel Le Tellier, beau-frère de Saint-Pouange', qui devint premier commis de la Guerre et fit avancer son cousin. Nous voyons, en effet,
^Colbert nommé commissaire aux reyufisj. et mériter les félicitations du mmistre pour son activité, sa capacité
V, et sa fidélité (16 i4); aussi fut-il employé dans plusieurs
1. Saint-Pouange avait épousé, en 1628, la sœur de Michel Le Tellier, Claudon Le Tellier.