‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 115 sur 183 · Beau-frère de Seignelay · texte numérisé non relu

Beau-frère de Seignelay

COLBKnX. 229

Colbeit l'avait envoyé en Provence diiiger quelques expéditions urgentes pour Messine. Des lettres rapides, animées, mais claires et précises*, où tout s'enchciînait, lui rendaient compte du résultat de ce voyage. Satisfait de son fils, Colbert écrite la marge de l'une de ces lettres : « Mon fils, je n'ai presque rien à vous dire sur toutes ces dépêches, qui sont d'un autre style et tout autrement bien que tout ce que vous avez fait jusqu'à présent; et, pour vous dire la vérité et vous répéter ce que je vous ai déjà dit: je commence à me reconnaître».

Il ne reste plus à Seignelay qu'à mieux diviser ses dépêches et à les polir; sa signature est à soigner, car elle ressemble plus à celle d'un notaire de village qu'au seing d'un secrétaire d'État.

Seignelay promet de soigner son écriture, sa signature et de redoubler d'efforts pour soulager son père; mais, dit-il en terminant sa réponse : « J'ai peur d'avoir manqué, par cette lettre^ à ce qui regarde l'écriture; mais excusez, s'il vous plaît, la fatigue et l'envie de dormir, ce qu'il y a deux jours que je n'ai fait ». Après la mort de Colbert (1683), Seignelay lui succéda à la marine.

Deux ans après, Seignelay bombardait Alger et Gênes, et faisait baisser pavillon àLouvois. Sa vigueur, son activité, son intelligence brillaient de tout leur éclat après les affaires d'Irlande et la grande victoire de Bévéziers. La faveur de Seignelay s'élevait peu à peu sur les ruines de celle de Louvois, qui avait trouvé

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