‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 125 sur 183 · Addition au Journal de Dangeau, II · texte numérisé non relu

Addition au Journal de Dangeau, II

Beaumont auprès de Tours*. Sainl-Sirnon nous apprend que, dès 1694, elle avait renoncé aux plaisirs de la Cour, auxquels elle avait pris une part active, et qu'elle s'était jetée, à Paris, dans la dévotion la plus solitaire*.

Colbert donna à tous les membres de sa famille, qui s'en montraient dignes', de belles positions dans l'administration, l'armée, le clergé, la diplomatie. On a vu que trois de ses fils furent tués à l'ennemi. Un de ses frères était évêque d'Auxerre ; un autre, Edouard-François Colbert, comte de Maulevrier, mort en 1G93, fut lieutenant général des armées du Roi et cbevalier de ses ordres; Charles Colbert, marquis de Croissy, fut ambassadeur à Londres. Son oncle, Pussort*, qui dans le procès de Fouquet avait joué un rôle important et s'était montré d'une extrême sévérité, fut un conseiller d'État très capable, très laborieux et d'une grande probité. Il prit une part considérable aux travaux de législation qui se firent pendant le règne de Louis XIV. Tout en lui rendant justice, Saint-Simon l'appelle un « fagot d'épines » et achève le portrait en disant qu'il avait « une mine de chat fâché ».

Nous savons déjà que Colbert de Terron (mort en

Page 1