‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 131 sur 183 · Publié 011 1813 par Debure · texte numérisé non relu

Publié 011 1813 par Debure

Dont elle fit briller tous les lieux d'alentour : Mille fleurs ornaient son passage, Et raille oiseaux, par leur ramage, A l'envi lui faisaient la cour.

« Quitte, dit-elle, une entreprise

Que tu ne dois point achever; Le choix d'une déesse à qui je suis soumise Pour un autre dessein t'a voulu réserver. Cent merveilles ici se trouvent réunies ; Il faut plus d'une main, il faut divers génies Pour en bien exprimer les charmes différents : Je dois te faire voir ce que tu dois décrire ;

Avec tes efforts les plus grands

A peine y pourras-tu suflTue.

« Ces beaux lieux sont chéris de la divinité

Qui, s'éveillant quand tout sommeille i,

Écarte d'une main vermeille

La plus épaisse obscurité, Et, pour le bien du monde, active et diligente,

Avec une douce clarté.

Rallume du soleil la lumière éclatante.

Sa faveur me préfère aux IVymphes de sa cour;

Et, dans ce tranquille séjour.

Je me fais de lui plaire une soigneuse étude. Lorsqu'elle a satisfait aux ordres du Destin, Elle vient sans éclat dans cette solitude Se délasser le soir des travaux du matin.

« Elle regarde avec estime Le Mécène nouveau de l'empire françois; Elle admire l'ardeur qui sans cesse l'anime

Pour le plus auguste des rois.

Page 1