‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 137 sur 183 · La porte Saint-Dcuis, coustruite par Frauçois Blondel · texte numérisé non relu

La porte Saint-Dcuis, coustruite par Frauçois Blondel

les peintures de celle charmanle maison*. M. l'abbé Tallemant le jeune en loua les eaux par un poëme dont il fil part à l'assemblée. Il est fort à la gloire de M. Le Jongleur, qui a trouvé le secret d'en faire venir où il n'y en a point, et où il n'y a pas même d'apparence qu'il y ail moyen de les conduire. M. Perrault, inlendanl des Bâtiments, parla le dernier. Il ne dit que peu de stances, mais qui réveillèrent les attentions. Les fréquents applaudissements qu'elles reçurent sont une preuve incontestable de leur beauté.

Il n'y a point lieu d'en être surpris. M. Perrault est ce qui s'appelle un esprit de bon goût, qui ne donne jamais dans le faux brillant. Il écrit, et il sait comme on doit écrire. Il possède toutes les belles connaissances, et ses ouvrages ont toujours eu un fort grand succès. Il serait à souhaiter que nous en eussions davantage, mais ses occupations ne lui permettent pas de travailler.

Au sortir du cabinet, on alla voir les appartements, et on se promena ensuite de tous côtés dans le jardin. Ces messieurs eurent partout sujet d'admirer; mais, quelques beautés qu'ils découvrissent, rien ne leur parut si digne de leurs éloges que celui qui les avait reçus si obligeamment.

Avouez-le, madame. Pour aimer ainsi les gens d'esprit, il faut être parfaitement honnête homme-. II faut se détacher de la grandeur et du bien, pour se regarder en philosophe et chercher la véritable solidité dans les sciences. Il est certain qu'on ne peut les aimer davantage que fait M. Colbert. Il ne se contente pas d'être de l'Académie française ; il y a nombre de ces messieurs qui composent une autre petite académie qui s'assemble toutes les semaines sous son nom^.

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