Oclobre 1677, p
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lorsqu'il peut assister à leurs séances, il leur fit dernièrement l'honneur à tous de les régaler dans sa maison de Sceaux. Il les avait conviés le jour précédent par un billet qu'ils trouvèrent chacun chez eux. Monsieur l'archevêque de Paris', qui considère infiniment cette illustre Compagnie dont il est, ne manqua pas à s'y rendre, et il faudrait amasser bien du monde pour fournir autant d'esprit qu'il s'en trouva en peu de temps chez l'illustre ministre, qui les attendait. M. l'abbé Régnier lui présenta, en arrivant, un très beau livre qu'il a composé de la Perfection du chrétien.
On se mit à table. Il y en eut deux servies en même temps, et le repas fut digne de celui qui le donnait. Il se dit mille choses agréables pendant le dîner, qui ne finit que pour mettre ces Messieurs dans une liberté plus entière de faire paraître qu'ils n'étaient qu'esprit.
Au sortir de table, toute la compagnie fut dans une autre salle, où il se fit une agréable conversation. M. Quinault y lut un sonnet qu'il avait fait en venant à Sceaux, et M. Colbert demanda à M. l'abbé Furetière s'il n'avait rien fait de nouveau. Il se trouva qu'il avait sur lui quelques vers sur les derniers exploits du Roi. C'est un fragment d'une description de l'arc de triomphe ^ dans laquelle il parle des plus remarquables actions que ce prince a faites pendant la paix et depuis la guerre, suivant qu'elles pourront être placées dans les cadres de ce magnifique édifice.
Furetière lut alors trois pièces de vers : la PiHse de Valenciennes , le Siège de Cambrai et la Bataille de Cassel. Après la lecture, on passa dans le cabinet de l'Aurore.
Ce fut là que M. Quinault récita cinq ou six cents vers sur