‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 148 sur 183 · Lettres, instructions et me'moires, VII, 380, note · texte numérisé non relu

Lettres, instructions et me'moires, VII, 380, note

et les ordres du Roi veulent que je sois attaché, je sais par expérience qu'il se trouve quelquefois dans les monastères et les abbayes considérables des provinces, d'anciens manuscrits qui peuvent être de considération, et qui sont souvent abandonnés dans la poussière et dans l'ordure deschartriers par l'ignorance ou le défaut de connaissance des religieux.

Vous me ferez sur cela un singulier plaisir, dans le cours des visites que vous faites dans la généralité de l'Auvergne, devons informer, sans affectation, si vous en pourriez trouver, et, en ce cas, d'en traiter ou vous en accommoder aux meilleures conditions qu'il se pourra.

Vous jugerez facilement que cette recherche consiste plutôt en quelque sorte d'adresse et de considération que les religieux auront pour vous qu'en dépense considérable et de prix. Et, où il y aura quelque religieux qui les connaîtra, il V a quelque apparence qu'ils ne voudront pas les vendre. Mais comme ils sont presque toujours dans la poussière des chartriers et inconnus, on peut les avoir avec plus de facilité. Je vous prie de vous mettre un peu en peine et de me donner une marque de votre amitié.

11 adressa le même jour une lettre semblable aux intendants de Caen et Limoges. Les chanoines de cette dernière ville possédaient de précieux manuscrits, que Baluze, bibliothécaire de Colbert, convoitait depuis longtemps; les chanoines furent inflexibles, et, sept ans plus tard, Baluze ayant fait de nouvelles tentatives ne fut pas plus heureux.

Ailleurs, Colbert eut plus de chance : les chanoines de Metz lui donnèrent plusieurs manuscrits', entre

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