Ibidem, VII, 371 et suivantes
et le savant apportaient à l'augmentation et à Ja bonne administration de cette bibliothèque, les dépenses que nécessitaient les achats^ « auxquels il faudra, dit Baluze, employer environ 400 écus* », les copies de documents anciens et de manuscrits, la « traduction allemande », les reliures, « Pour les reliures, écrit Baluze en 1671, je fais état qu'il faudra y employer oOO écus par an". Par ce moyen, on pourra relier 200 volumes in-folio, 200 in-quarto, 200 in-octavo, environ une centaine in-12; c'est-à-dire environ 700 volumes par an. Ainsi, dans peu d'années, la bibliothèque de Monseigneur se trouvera être toute bien reliée ».
A ses livres, Colbert joignait des médailles, « des curiosités des vieux temps », des lampes antiques'; mais il ne parait pas que ces divers objets aient formé une importante collection.
L'admirable bibliothèque de Colbert fut vendue , en 1728, par le fils de Seignelay. Les manuscrits furent achetés par Louis XV, qui les paya 100,000 écus* et les fit transporter à la Bibliothèque royale. Cette collection comprenait 6,907 volumes manuscrits, 524 volumes de pièces relatives au royaume et aux affaires étrangères, 60 portefeuilles de pièces diverses, 622 diplômes de nos rois avec les sceaux et une grande quantité de chartes", — Le catalogue des volumes imprimés
i. Environ 6,000 francs d'aujourd'hui.