‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 155 sur 183 · P. Clémk.\t, Lettres, instructions et m(fmoires, VII, xx · texte numérisé non relu

P. Clémk.\t, Lettres, instructions et m(fmoires, VII, xx

Colbert se présente à nous comme un homme d'ordre et économe de sa fortune et de celle de l'État. 11 ne joue jamais; il est d'une grande probité et d'une moralité complète. 11 a des vues larges, et il est bien rare que son bon sens et sa grande expérience des affaires soient en défaut. Colbert et son tlls, en matière religieuse, sont de l'école deFénelon, qui est leur ami' ; une certaine tolérance les distingue de Louvois, ardent persécuteur, et Seignelay défendit plus d'une fois Fénelon, auquel on faisait un crime de sa douceur envers les protestants convertis.

Malgré ses qualités et ses actes, les contemporains de Colbert se montrèrent fort injustes enve:s lui ; mais c'est le sort commun de tous les ministres de valeur. Les amis de Fouquet ne lui pardonnèrent jamais la chute du surintendant, et ne cessèrent, même après sa mort, de lui faire une guerre impitoyable. Les ambassadeurs de Venise qui résidèrent en France pendant le ministère de Colbert' lui rendirent la justice que méritait son administration ; mais ils furent à peu près les seuls à le faire. Depuis, on a été plus juste. Necker fit son éloge et fut couronné par l'Académie ; mais il a fallu la belle publication de M. P. Clément pour mettre enfin en lumière la grandeur réelle de Colbert et les services incontestables qu'il a rendus à Louis XIV et à la France.

i. P. Clément, Lettres, etc., II, clvi-clviii; III, xxu-xxv. 2. Giustiniaui, Morosini, Michieli, Cantarini et Foscarini. — Yoy. P. Clé.mem, Lettres, etc., t. VII, pages clxxi et suivantes.

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