Lettres, instructions et mémoires, VII, clxxi
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il joua même un rôle assez important, quoique en sousordre, dans les troubles delà Fronde. Colbert, formé à l'école de Richelieu, poussait Mazarin à la sévérité. « Aux expédients, aux calculs infinis, aux tergiversations italiennes succédèrent les résolutions énergiques, excessives, dépassant parfois le but. Le nombre des lettres oii Colbert gourmande le cardinal Mazarin sur sa faiblesse, le presse de prendre une décision rigoureuse, d'exiler les membres du Parlement qui lui résistaient et de tenir rigueur aux malintentionnés, comme on appelait alors ceux qui faisaient de l'opposition au gouvernement, est considérable' ».
Colbert eut aussi à s'occuper de l'administration militaire, des achats de blé et de chevaux, des recrues, de la discipline et des fortifications, de sorte que, dans le modeste emploi qu'il occupait, il s'habituait au maniement des grandes affaires et se préparait au rôle qu'il devait jouer plus tard.
Dès son entrée dans la maison de Mazarin, Colbert, sachant combien le Cardinal était méfiant, lui demanda, exigea même son entière confiance, et il ne lui fut pas facile de l'obtenir. Le 17 février 1631, Colbert écrivait au Cardinal :
Je crois être obligé de dire à V. Ém. qu'il me semble absolument nécessaire, pour le bien de son service, qu'elle fasse choix d'une personne en qui elle ait une extrême confiance, et qui ne manque ni de zèle, ni de fidélité pour elle, qui prenne un soin général de la conduite de toutes