juin
•J. 2i février 1C78.
MO à 120 millions' par chacune année, V. M. n'avait consommé que 22 millions sur les années suivantes.
En i680, la dépense excède la recette de 20 millions, et V. M. devra encore , en reste des vivres , 4 millions, étapes i million, chambre aux deniers^, argenterie, menues œuvres, bâtiments, fortificalions, gratifications et toutes autres dépenses, 12 à 13 millions.
Je conviens que Ton peut relarder une bonne partie de ces paiements ; mais il est certain que ce retardement ne peut aller qu'à un an ou deux au plus : ce sont 54 ou 53 millions consommés sur 1681.
Les revenus de V. M., à cause de toutes les remises qu'elle a faites à ses peuples, montent a 65 et 66 millions de livres. Je les mets à 70 millions, et, en ôtant 6 ou 7 millions de dettes dont on peut retarder les paiements, il ne restera des revenus de 1681, pour les dépenses, que 22 ou 23 millions.
En sorte qu'il faut faire état de tirer sur 1682 dès le mois de mars ou d'avril prochain ^.
Le crédit de V. M. a été établi* et soutenu au denier 20^, pour plus de 20 millions de livres.
L'excès des emprunts l'a réduit à présent au denier 10* ; en sorte qu'il faut déduire encore 8 à 9 millions de livres pour faire avancer 1082 en 1081, et il est à craindre que, si cela continue, il ne soit peut-être nécessaire de rétablir les 13 pour cent.
1. Il faut multiplier tous ces chiffres par o pour les convertir en francs d'aujourd'hui.
2. Chambre ou juridiction qui avait dans ses attributions les dépenses des Maisons du Roi et des princes.
3. On croit rêver eu lisant cet exposé des finances fait par le ministre lui-même. Que sont à côté d'un tel déficit, d'un tel excédant régulier des dépenses, nos déficits et nos moius-values d'aujourd'hui.