‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 46 sur 183 · Ileurii-tte d'Ausleterre, l'aimable duchesse d'Orléans · texte numérisé non relu

Ileurii-tte d'Ausleterre, l'aimable duchesse d'Orléans

voyait récureuil des armes de Fouquet avec sa devise : Quo non ascendant ' ?

Indigné de ce luxe inouï, de ce faste insolent, qui contrastait avec la modestie des maisons royales de ce moment, Louis XIY dit à sa mère : « Ne ferons-nous pas rendre gorge à tous ces gens-là? » et il voulut faire arrêter le surintendant séance tenante. Anne d'Autriche l'en empêcha; mais Fouquet était si bien servi par ses espions, hommes et femmes, qu'il fut aussitôt averti.

Il ne faut pas hésiter à dire ici quelle terrible misère sévissait sur le peuple, foulé par cet homme. Gui Patin écrivait alors : « On minute de nouveaux impôts; les "1 pauvres gens meurent par toute la France de maladie, > de misère, d'oppressioU;, de pauvreté et de désespoir*. » \ Le président de Lamoignon put dire, pendant le procès, avec une complète exactitude : « Les peuples gémissaient dans toutes les provinces sous la main de Texacteur, et il semblait que toute leur substance et leur propre sang même ne pouvait suffire à la soif ardente des partisans. La misère de ces pauvres gens est presque dans la dernière extrémité, tant par la continuation des maux qu'ils ont soufferts depuis si longtemps que par la cherté et la disette presque inouïe des deux dernières années ». Et, en présence de ces faits non moins inouïs, il faut hautement reconnaître et dire que la punition de Fouquet constitue l'acte

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