‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 76 sur 183 · Lettres, instructions et mémoires, VII, clxxv · texte numérisé non relu

Lettres, instructions et mémoires, VII, clxxv

(dans les Antilles); la Louisiane, c'est-à-dire l'immense bassin du Mississipi; la baie d"Hiidson; Corée, Arguin etPortendick (au Sénégal), et, dans l'Inde, les comptoirs de Surate, Ceylan, San-Thoraé et Pondichéry. Notre empire colonial était fondé ; nous étions les maîtres de presque toute l'Amérique septentrionale; nous possédions les plus riches Antilles; mais nous n'avons su ni faire valoir ces possessions, ni en conserver les parties les plus importantes, grâce aux fautes accumulées que nous avons commises et à l'incroyable régime auquel étaient soumises nos colonies', régime désigné sous le nom de pacte colonial.

Le régime colonial imposé aux possessions françaises n'était pas une invention de Richelieu et de Colbert ; c'était un régime adopté, dès le xvi° siècle, par les Portugais et les Espagnols, et après eux par les Hollandais et les Anglais. Une fois établi chez nous, malgré les ruines qu'il causait, malgré l'évidence de la fausseté de sa base, la France l'a conservé. En vain Yauban', Jurieu', le commerce français*, démontrèrent le tort grave qu'il faisait à nos colonies, en arrêtant leur commerce et leurs développements, le système fut conservé, même par l'Assemblée constituante de 1789, et il a duré jusqu'à nos jours, où il

1. Sous Louis XV nous avons perdu le Canada et ses dépendances, la Louisiane, l'Inde de Duplcix, plusieurs AnLilles ; depuis la Révolution, Saint-Domingue, la plus riche de nos colonies, l'île de France.

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