‹ Étude biographique sur François VillonChapitre 13 sur 73 · I. Grand Testament y huitain · texte numérisé non relu

I. Grand Testament y huitain

a. Huitain a3.

FRANCIS VILLON Bl

prière à Notre-Dame. C'était une femme sincèrement religieuse, mais pauvre et complètement illettrée :

Femme je suis, povrette et ancienne.

Ne rien ne sçay, oncques lettres ne leuz.

Et dont Villon se reproche d'avoir souvent causé le désespoir :

Qui pour moy eut douleur amere, Dieu le sçait! et mainte tristesse *.

Elle vivait encore à l'époque à laquelle Villon écrivit le Grand Testament; elle était (c paroissienne n d'une église où l'on voyait des peintures représentant le Paradis et l'Enfer, et qu'on serait tenté tout d'abord de reconnsatre dans l'église des Gélestins, telle que la décrit Guillebert de Metz ^, si l'on oubliait que celle-ci ne peut être confondue avec une église paroissiale.

On ignore comment François de Montcorbier passa de la maison paternelle dans celle de maître Guillaume de Villon. Ce que l'on sait, nous l'avons déjà dit. C'est qu'il s'assit en qualité d'élève sur les bancs de l'Université de Paris, où sa bourse, c'est-àdire la somme qu'il versait chaque semaine entre les

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