Grand Testament, huit
attiibue.àPanurge ^ ; mais^es plaisanteries n'étaient en somme que des ébats communs à bon nombre de clercs qui, plus tard, n'en devenaient pas moins de fort graves personnages. £n tout cas, ce ne paraît pas être à cette époque de sa vie, mais bien plutôt aux années qui suivirent, que se rapportent les vers bien connus dans lesquels Villon regrette amèrement le temps perdu, qui, mieux employé, lui eût procuré une douce aisance :
Ué Dieu ! si j'easse estudié Au temps de ma jeunesse folle.
Et à bonnes meurs dédié.
J'eusse maison et couche moUe!
filais quoy? je (uyoie l'escolle Comme fait le maulvais enfimt.
En esciipvant ceste paroQe, . A peu que le cuenr ne me fend *.
Et, à cette époque, François de Montcorbier, aspirant à un titre plus élevé que celui de maître ès-arts, étudiait sans doute en théologie, soit à la Sorbonne, soit au collège de Navarre, comme Jean de Conflans, dont il avait jadis suivi les leçons, et qui commençait à briller parmi les théologiens.
Cependant, à partir de i452, Villon paraît avoir eu à son tour des élèves auxquels il put rendre qiiélques-
I. Rabehis, t. Il, c. xti (^des meurs et conditions de PanurgeJ.
Q. Grand Testament, huitain q6.
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mis des serrices qiï'il avait jadis reçus de son mdître. Ces élèves, du moins ceux qui étudiaient bous lui quatre ans plus tard, figurent dans ses poésies; et Villon, après son départ de Paris, les appelle ses « jetoûes orphdins ^ >»• Ils se nommaient Colin Laurens, Girard Gossouin, Jean Marceau, et les ér«hdits ne les ont considérés jusqu'ici que Comme de jeunes malfaiteurs dressés au crime par Villon. L'un d'eux figure en 1 454 sous le nom de « Girart Gossouyn le jeune, escolier à Paris ^ », et il pouvait être le fils de « Girart Gossouyn l'ainsné d , alors notaire au Châtelet 3. Villon comptait donc parmi ses écoliers au moins un jeune homme appartenant à une honorable famille parisienne, et ce fait peut être invoqué