I. Voyez le n* IH des pièces justificatives
nulf Êois Ynxoir 7 S
l'égiise des Qninze^VingtSy pois nn calice et on petit Uirre d'heures dans l'église de Saint-Jean-en-Grève. Emprisonné an Chàtelet de Paris pour la deuxième fois, il était encore réclamé le ^4 août 1467 par l'évéque de Paris ; mais cette réclamation n'ayant pas été accueillie, il fat condamné à mort. Régnier en appela au Parlement; mais peu confiants dans la bonté de sa cause, ses parents intercédèrent pour lui, et, en considération des services de sa famille et par compassion pour sa soeur qui allait devenir mère, une lettre de rémission lui fut accordée, à la charge cependant, pour Régnier, de se rendre en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle ^.
n est douteux toutefois que la condamnation prononcée par le Chàtelet n'ait pas été exécutée, car le ^Pariement parsut avoir refusé l'entérinement de Is^ lettre de rémission. Les registres criminels de cettecour renferment un curieux résumé de la plaidoirie* de Simon, procureur du roi, qui déclarait la rémissiont snbreptice, se fondant sur l'omission de certains casgraves dans l'exposé des lettres, et de celle de Popainconrt, qui défendait le condamné K En tout
I. Les renseignanents sur les antécédents judiciaires de Montigny •ont emprontés à cette lettre de grAce donnée en septembre 1457 (ArelÛTe» nationales, JJ. 189, pièce 199, T 96 ▼*) ainsi qu'aux plaidoiries des a3 aodt et 10 septembra 1457, relatives à sa réclamation par févéque de Paris et à I*entérinenientde la lettre de rémission (Ibid., X»» ne),
a. Ardûves nationales, X^ a8. — On trouve en outre, dans ce
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CAS, Montigny était pendu à Tépoque ou YiUon éorivait ses ballades en jargon, et il se peut même qa'il ait étrenné le gibet construit vers i457 non loin de oelni de Montfaucon, gibet qui porta, peut*étre en l'bon** neur de ce drôle, le nom de c gibet de Montigny » *« Quoi qu'il en soit, le souvenir de Régnier était encore vivant treize ans plus tard dans le monde judiciaire» et nous voyons alors le procureur du roi k rappcto devant le Parlement au sujet d'un clerc, prisonnier au Ghitelet et réclamé par Févéque de Paris K
regbÊn, à b date da 3 noTombra 1457, une déohratfiaft dt Ion Ayenel, prêtre chapelain de Saint-Jean-eii-Grève, (jui « se tiçnt content et pour restitué d*un galice nagueres malpris et enblé par Reoiar de Mcmtigny et Nicolas de Lannoye em héibo o^iae de Sainct-Jehan. »
I. On trouve, en effet, dans un compte du domaine de la Tille de IVoris, en i458, mention des c œurres et nsfMiralimH idtoi è cause d'un nouveau gibet fait outre la paroisse Saint-Laoreot^ appelle le Gibet de Montigny, ledit gibet n*a gueres &it de neuf prèr de la grant justice de Paris. Prâmierement p<Mir arcnr isfeit les fondemens qui portent les piliers qui autrefois avoient servi, lesquels fondemens estoient tous démolis » (Sauvai, Bist. et r^ch, des antiquités de Paris^ t. III, p. SSg). Suivant Sauvai (Ihid,, t. O. p. 61 3), ce gibet daterait de 14^6; mais nous ignorons sar quoi repose cette opinion, et il ne nous paraît pas impossible que le gibet de Montigmy poisse être veconna dans vn gibet ToiaiK de Montfiaiucon, connu sous le nom de Petit-Gibet et auquel fut pendu, en 182 8, Remy, seigneur de Montignjr'Jjencoup, surintendant des finances, ccmdamné à mort comme concossicmnaire {Ibid.f t. n, p. 6x9). Cette identificatioa, t>n nous permettra âg le remarquer, eoBtredindt rhypothêse que noos avons «mis« an sujet des rapports possibles entre Régnier et le gibet de Montigny.
9. Ganay, pour le procureur du roy c allègue de Tui^is et- de Montigny qui estoient clercs non mariez, qui furent requis par l'evesqae, im fudicio coutmdictorio , mais il en fiit déboaté. —
jFBAirçoig vu.i«oir 7S
li'liistcHte de Clolm de ^ Canaux n'est pa» plu» édirt fiante que ceUe de Eegnkr de Montigny. Fib d'un 9ertan^, CoUn avait été mis à Fétude, mais il se laissa entraîner d^ bomie heuce dans le crime, c Lat^ ron^ orocbetenr^ pilleur et sacrilé^^ être incorrir gible^ » c'est ainsi que s'exprime ta son égard k procar^ur du roi) Cajeuii fut rendu deux fuia à l'évéque de Paris, le 9 feTrier 14^0 et le i4 septembre <^i4£b. £ds i456^ il fui arrêté par! le guet du Cbàteieh 11 fut aussi pris en Normandie) s'évada de la prison de l'évéque de" Bayeux, et erocheta àt méme^ pour s'échapper, les prisons de l'arcberéqne de Eouen. A Paris, il prit part, vers la même époque, noas l'avons dit plus haut, à deux vols considérables commis au préjudice d'un religieux augustin et du collège de Navarre. Enfin, dans Tété de 1460, Colin de Gayeux, arrêté dans l'église de $aint-Leu-d'£sserect, au diocèse de Beauvais, par le prévôt de Senlis, fut d'abord' confié à l'évéque de cette ville, dont il quitta les prisons pour être transporté à la Conciergerie, à Paris. Le a8 septembre, on discutait au Parlement la réclamation de l'évéque de Beauvais, dans le diocèse duquel on l'avait pris, et celle de l'évéque de Sen-
BataîDe dit que Turgis et Montigny avoient esté plusieurs fois priscMimers , ce que n'a esté le prisonnier dont est question » (Arch. nation., X^* 83ii, f* 106 v°). — !Nous devons Cadre observer que le Turgis dont on parie ici n'est pas Robert Turgis mentionné par Villon, mais un certain Christophe Turgis qu'on retrouve dans les registres criminels du Parlement.
lis, qui l'avait ea momentanément en garde : le procureur du roi, Barbin, déclarait Colin incorrigible et lui déniait comme tel le droit de jouir du privilège de clerc ^. Bien qu'un an après Villon nous apprenne par une bsdlade du Grand Testament que Gayeux avait subi le dernier supplice, il ne parut pas que sa condamnation à mort ait été prononcée en septembre 1460. Ce n'était pas sa visite à l'église de Saint-Len* d'Esserent qui devait le conduire à la potence, mais bien les c esbats » qu'il allait prendre, se fiant sur l'appel au Parlement, à Rueil, au diocèse de Paris, et à Montpipeau, au diocèse d'Orléans 2.
I. Tous les détails qni précèdent sont empruntés à la pièce justificative placée sous le n* XI, et à Tinterrogatoire de Ouj TabMurîe (pièces justificatives, n** X).
a. C'est da moins ce qui résulte de ces vers de la « belle leçon de Villon aux enfants perduz » :
Se TOUS allez à Montpipeau
Ou à Ruel, gardez la peau;
Car pour s*esbatre en ces deux lieux,
Cuidant que vauloist le rappeau,
La perdit Colin de Cayeulx.