‹ Étude biographique sur François VillonChapitre 7 sur 73 · I. Petit Testament, huit · texte numérisé non relu

I. Petit Testament, huit

a. Grand Testament, huit. 77

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village de Villon , (près Tonnerre) ^ , dont il avait pris le nom, et qui, après avoir conquis les grades de maître ès-arts et de bachelier en décrets ^ , était devenu chapelain de l'une des chapelle de l'autel de Saint- Jean l'Ëvangéliste en l'église de Saint-Benoît-le- Bétoumé, au cloître de laquelle notre jeune poète demeurait encore en i455 ^.

C'est au 1 5 janvier i4a3 (n. st.), c'est-à-dire huit! ans environ avant la naissance de François de Montcorhier, que nous trouvons la première mention de rasdtre Guillaume de Villon. Il fut pourvu, à cette date, de la chapellenie de Notre-Dame, en l'église paroissiale de Gentilly, près Paris, vacante dès le mois précédent par suite du décès de maître Guillaume de Marie, le dernier titulaire. Ce bénéfice était bien

I . Étiennette Flastrier, nièce de maître Guillaume, demeurait encoxv •n 1480 a Villon, près Tonnerre > (Voyez les pièces justificiitives, n? XV).

a. Ces qualifications lui sont données dans un acte du ao mai 1434 (Archives nationales, chapitre de Saint-Benoît, S. 891 b).

3. Un des derniers écrivains qui aient écrit sur notre poète a prétendu que maître Guillaume de "Villon était chapelain d'une des chapelles de l'église de Notre-Dame de Pari&, ainsi que 'de la chapelle de l'hôtel royal des Loges, en la forêt de Saint-Germain : on a m^e voulu voir dans cette dernière circonstance Torigine du nom « des Loges, » qu'une des lettres de rémission précitées donne à maître François. Mous croyons devoir prévenir nos lecteurs contre ces allégations en constatant qu'aucun document ne vient les corroborer. On connaît seulement un maître Guillaume FUion qui était pounrn, au temps de Charles VIII, de la chapellenie des. Loges. Quant au chapelain de Notre-Dame, qui vivait effectivement au milieu du xv* siècle, son nom n'était pas non plus G. de Vitton, mais bien GuiUaume le Billon, ce qui est tout différent.

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iiiodi(|ue^ puisque le revenu de la chapelle Notre- Dame^ c'est Lebeuf qui nous F apprend, consistait seulement en une redevance de blé mouture sur le moulin de Gentilly ^ : la possession en fut cependant contestée à Guillaume de Villon par un certain Jean Moret, lequel prétendait y avoir été nommé sur le feu roi Charles VI, au temps de la régale qui avait suivi la mort de Gérard de Montaigu, évéque de Paris. L'affaire, portée devant le Parlement, y fut débattue le 19 juillet iêi%S. Guillaume de Villon, tout en récla* mant le renvoi de cette cause à F abbé de Sainte- Geneviève, conservateur des privilèges de F église de Paris, répondait avec bonheur aux prétentions de son adversaire^ en observant que la chapelle de Notre- Dame n'avait pu être légalement donnée à Moret, puisque sa vacance était postérieure de deux ans à la dernière régale de Févêché. On conçoit dès lors que maître Guillaume dut avoir gain de cause : néanmoins, nous n'avons pas retrouvé le jugement définitif, qui se fit sans doute attendre pendant fort longtemps, car un arrêt du Parlement, prononcé le aa janvier 14^9 (n. st.), assurait à Villon la possession de la chapellenîe en attendant l'achèvement du procès^ . Mais, dix-sept mois avant cette décision, nous trouvons une autre mention de Guillaume de

I é hehtaîf Histoire de la viUe et de tout le diocèse de Paris, t. X, p.5. a. On trouvera foos les numérot I et II de nos pièces jtutificKtives les doeuments que noosâTons pa neadUUr sor cette aflkire.

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Villon, qjai éuit, dès lors, en rapport avec la commua naiité de Saint-B^noît-le-Bétomné, dont il faisait sans doute déjà partie ^,

Maître GuillaQme habitait en i^^i au cloître Saint-^ Benoît, une maisos^ située, suivant toute vraisemblance, entre l'église de Saint-Ben<Ht et le collège de Sprbonne ^, Nous le retrouvons en i433^, aveo la qualification de chapelain de ladite église, recevani de cette communauté, à ohapge d'une rente perpétuelle de huit livres parisis, l'hôtel de la Porte-iQ^^uge, sisàl'extrénuté sud*oi;^st du mêpie cloître, et un fonds i)e terre de di^ deniers parisis ^ . U possédait, an putre, dans )a partie orientale du cloître, une autre c petite maison ruygneuse et indigente de grans repar*

X. L'inventaire d^ titres de l'église collégiale de Saiht-Benoft, droMé «n 146S» fiût mention d' « nnf sontencé donnée par le maire de la justice Saint-Benoit, soubz le scel de la mairie dudlt Saint- Benoit, le mardi xiai* jour de décembre m cccg xvii, par laquelle fîit dit, entre le procureur de la communaulté dudit Saint-Benoit, demandeur, d'une part, maistre Guillaume de Vyllou et Pierre Robinet, défendeurs, d'aultre part, que partie de certain rapport des jurez, nagueres lors fait, seroit entérinée > (Archives nationales, LL. 557, f* 5a r*). La date donnée ici à cette sentence relative à une maison du dottre Saint-Benoit est certainement erronée, car le 14 décembre 1417 ne tombait pas un mardi, mais bien un jeudi; le 14 décembre 1427, au contraire, était un mardi, ce qui permet de substituer cette date à celle de i4i7«

a. Une sentence de la prév6té de Paris, en date du 14 aynl i43i (v. st.), nous apprend que la maison de la Heuze, de la me Saint-Jacques « aboutissait par derrière à une maison et jardin qui est dedans le doistre de Saint-Benott, en laquelle demeure maistre GoiOauine de Villon » (Archives nationales, chapitre de Saint- Benoit, S. 889 b).

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