‹ Étude biographique sur François VillonChapitre 6 sur 73 · I. Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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admise en face de la forme & de Fillon n que donnent plusieurs textes» forme qui permet de classer cette appellation parmi les surnoms empruntés au lieu d'ori«gine : du reste, il paraît à peu près certain que le mot vUloHy au sens de trompeur, ne remonte pas au Moyen- Age et qu'il est précisément dû à la mauvaise réputa* tion dont jouissait François de Montcorbier. Quoi qu'il en soit, l'assertion de Fauchet a presque été généralement admise jusqu'à nos jours. Cependant quelques auteurs, — mais ceux-là étant simplement des géographes, n'ont vu leur seutiment reproduit par aucun des commentateurs du poète, — ont prétendu que maître François était né dans un village du diocèse de Langres du nom de Villon, situé à un peu plus de quatre lieues à l' est-nord-est de Tonnerre * .

Ces diverses opinions pouvaient être facilement réfutées à l'aide d'une lecture quelque peu attentive des écrits de Villon. Ceux^-ci ne laissent en effet aucun doute sur la véritable origine du nom que François de Montcorbier illustra. U fut certainement donné au malheureux écc^er en raison de ses relations

I. dette o]nnion est exprimée ponr la première fois, à notre connaissance, dans le Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne, publié chez Saugrain en 1726, où on lit sous Tartide Villon (tome III, of^omie 883) cette earieuse f^nrase : t Cest la patrie du âuneux Villon, premier poète françois, qui fut brA)é pour son impiété, » qu'on retrouve, en 1765, à l'exception des six derniers mots, dans le Dictionnaire géographique portatif de la France (1765, 4 vol. in-8), t. IV, p. 575.

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avec un protecteur de sa jeunesse, qu'il a soin de nommer dans chacun de ses Testaments avant tous autres légataires. En 1 4^6, ce personhage est appelé d'abord, à cause de la mesure du vers a maistre Guillaume Villon ^ ; » puis plus tard, en 1461 , c maistre Guillaume de Villon. » C'est surtout dans le Grand Testament ^ que Villon parle afiPectueusement de ce protecteur qui l'avait tiré de plus d'un mauvais pas et occupait en retour la première place dans les souvenirs de l'enfant perdu :

^ Item, et à mon plus que père,

Maistre Guillaume de Villon, Qui m*a esté plus doulx que mère D^enfant eslevé de maillon; Qui m*a mys hors de maint boillon.

Et de cestuy pas ne s'esjoye ; Si luy requiers à genoillon, Qu'il m'en laisse toute la joye.

Nous avons cru un moment — et l'on pouvait trouver des arguments propres à étayer cette hypothèse — que Guillaume était le maître sous lequel Villon avait étudié. C'était une erreur, car les registres de l'Université nous apprennent qu'en 14^2, François de Montcorbier étudiait sous maître Jean de Conflans. Grâce à de fort nombreuses pièces d'archives, nous sommes aujourd'hui en mesure d'établir que Guillaume de Villon était un respectable ecclésiastique, natif du

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