I. Grarul Testament, huit. Cy
a. Les six ])remiers vei-s de l'envoi «le la linllado «lite de la Grosse Margot donnent en anosticlie le nom de « Villon « . 3. N'oyez ])lus loin, n" IIl des pièces justificatives.
temps de Louis XIII, qu'elle servait alors concurremment avec une autre enseigne, la Cloche-Perce, à désigner une rue du quartier de Grève ^. Notre interprétation du nom de la Grosse Margot résulte, nonseulement de la connaissance de plusieurs textes étrangers à notre auteur, mais aussi des vers mémo de Villon, qui ne permettent pas de voir autre chose, sous cette dénomination familière, qu'une « pourtraiture », c'est-à-dire une représentation figurée :
Item, à la Grosse Margot,
Très doulce face et pourtraicture,
Foy que doy brelare bigod.
Assez dévote créature.
Je l'aime de propre nature.
Et elle moy la doulce sade.
Qui la trouvera d'aveuture
Qu'on liiy lise cette ballade -.
et sans doute Villon , en parlant de la Grosse Margot, faisait allusion à quelque vieille plaisanterie de ses amis qui, en raison de son assiduité à la taverne, lui avaient prêté un tendre penchant pour le coquet visage qui était peint sur son enseigne.
1 . Sauvai (^Histoire et antiquités de la ville de Paris, t. I, p. 126), dit en parlant de la rue Cloche-Perce : « Et depuis huit ou dix « ans, à l'occasion d'une autre enseigne de la Grosse Margot, qu a n mis là un tavernier fameux pour son bon vin, on l'a nommée la rue de la Grosse Margot. «