Combien que Françoys, mon compère
Langues cuisans, flambans et rouges, My-comandemeut, ray-priere
Me recomauda fort à Bourges.
On comprend que cette recommandation, faite moitié de gré, moitié par force (c'est ainsi du moins que nous comprenons la leçon du troisième des vers que nous citons en l'empruntant aux manuscrits du XV* siècle), on comprend, disons-nous, que cette recommandation de François Perdiier est une dénonciation. Quant à l'interprétation de Bourges par « l'officiiilité * ou plutôt par l'archevêque de cette ville, il n'est pas besoin d'avoir une grande connaissance du style judiciaire de l'époque pour l'admettre.
4. C'est à tort que Prompsault a attribué le titre de cette requête en forme de ballade à Clément Marot. Les anciennes éditions l'appelaient déjà ht Requeste que F^illon bailla à Mgr de Bourbon.
demande rejetée par le prince qui lui avait déjà prêté quelque argent.
Le Bourbonnais ne devait pas être le ternie des pérégrinations du poète fugitif. La ballade finale du Grand Testament désigne comme tel Roussillon ' , que les commentateurs ont pris à tort pour le Roussillon ^ alors au pouvoir des rois d'Aragon. Cependant ce nom, n'étant pas précédé de l'article, ne peut désigner qu'une ville et non une pro%"ince, et U est impossible de n'y pas reconnaître la ville de Roussillon , en Dauphiné, située sur la riv(; gauche du Rhône, à six lieues au sud de Vienne, et par conséquent hors du royaume de France 3 ; Villon aurait donc, par son séjour en ce lieu, satisfait à l'arrêt de bannissement prononcé contre lui. La ville de Roussillon apparte-