Voyez, plus haut, p
3. Les éditions antérieures, et même celle de Galiot du Pré qui date de I.Ï5^, ne donnent pas de titre a la ballade eomposée pour
l'opinion de Marot, opinion qui se défendrait difficilement, car deux vers de la ballade permettent de supposer que l'épouse était devenue mère * ; toutefois, 1 allégorie tient une place trop exclusive dans cette pièce pour qu on ne la considère pas comme un des plus anciens écrits de Villon, comme une œuvre que celui-ci aurait composée sur les bancs de l'école ^. En tout cas, cette pièce porte témoignage de relations intimes et anciennes du prévôt de Pai-is et du poète, qui dut être traduit plusieurs fois devant lui. Les vers par lesquels Villon annonce cette ballade
Auquel (seigneur) ceste ballade donne Pour sa dame qui tous biens a.
S'amour ainsi, ne nous guerdonne.
Je ne m'esbahys de cela; Car, au pas, conquesté celle a.
Que rint René, roi de Cecille
montrent l'estime en laquelle il tenait Anibroise, et, rapprochés de 1" éloge de cette dame que renferme la Chronique scandaleuse "^, ils font bien augurer de l'exactitude des jugements de notre auteur.
Robert d'Estouteville et la font simplement précéder des mots ; « Autre ballade »