‹ Étude biographique sur François Villon, d'après les documents inédits conservés aux Archives nationalesChapitre 39 sur 62 · Archives uarionales, X · texte numérisé non relu

Archives uarionales, X

3. Lebeuf, Histoire de In ville et de tout le diocèse, de Paris, édif. Cocheris, t. HI, p. 463.

4. L'arrêt du Parlement se trouve dans le registre X*°. 34 des Ar-

1461, n'avait pas vu Villon depuis trente ans et ne savait pas son nom *, ce qui re\ient à dire qu'il ne le connaissait nullement. Les commentateurs Font confondu à tort avec un poète de même nom qui passe pour être l'auteur du Jardin de plaisance . Jean de Calais, auquel Villon donna plein pouvoir de remanier son Testament, était un riche bourgeois de Paris qui, compromis au mois de mars 1460 dans une conspiration ayant pour but de délivrer la capitale de la France du joug anglais, fut emprisonné et n'échappa à la mort qu'en obtenant des lettres de rémission, payées sans doute par de grosses sommes d'argent 2. Dix années plus tard, c'est-à-dire quatre ans après la reddition de Paris au roi Charles VII, Jean devint l'un des quatre échevins de la ville 3. Nous le retrouvons ensuite plaidant en janvier 1 4^2 (v. st.) en la Tournelle

chives n.itionales, f°" 14') 1° à i53 v°. — C'est à tort que la Chronique scandaleuse rapporte le procès d'Isaheau de Cainbi-ai à une date postérieure d'un an.

1. Pour ce que soet bien mon entente lelian de Calais, honorable homme.

Qui ne me vil, des ans a trente, Et ne scet comment je me nomme

[Grand Testament, huit. t6o).

2. Les lettres de rémission, transcrites dans deux registres du Trésor des chartes (JJ. \-!\, pièce 35$ ; JJ. 175, pièce i) ont été publiées par M. Stevenson, dans les Letters aiul papcrs illustrative of the wars of the Englisli in France during the reigii of Henri the Sixth (t I, p. 34-5»)) et il en a été récemment question dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris et de l'Ile-de-France, t. II, p. 7a et 77.

3. I azare, Dictionn. adm. et hist. des rues et monuments de Paris, a" édition, p. fiç).

du Parlement contre Denise, sa femme % et un acte de 1453 nous apprend qu'il était marguillier de l'église de Saint- Jean-en-Grève ^, où il devait recevoir la sépulture ^.

Michel Cul-d'Oe appartenait à une vieille famille parisienne qui avait fourni deux prévôts des marchands *, et il avait ete en i44o le collègue de Jean de Calais à léchevinage ••. En 1448, « sire Michel Cul-d'Oe » était le prévôt de la Grande Confrérie aux Bourgeois de la ville de Paris ''.

Nicolas de Louviers, échevin en i444 *^^ '449 ^> est cité comme receveur des aides de Paris de i454 à

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