I. Archives nationales, X"^" aa (aux Jo et ii janvier
■2. Le Mercure de France de septembre 1742 (p- iqSd) renferme un texte de i453 où « dominas Joliannes Caleti » parait comme marguillier de Saint-Jean.
3. Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, édit. Coclieris, t. I, j). '^âç). Le nom de Jean de Calais était assez répandu au ■km' siècle : nous trouvons, en 1460, un » Johannes de Calais, olericus non conjugatus,» traduit devant la cour de rofficialité de Pains pour coups et blessures (Arch. nat., Z. 7764, f°' 16 r°, 17 r°, 35 r°) et un autre de ses htmonymes , né au diocèse de Thérouaune , parait en 147^ i)arrai les licenciés ès-ai'ts de la nation de Picardie (Biblioth. de l'Université, registre II, f" 88). L'auteur présumé du Jardin de Plaisance est peut-être l'un de ces deux clercs.
4. Jean Cul-d'Oe avait été prévôt des marchands en i35ô , et Charles Cul-d'Oe le devint en l4o4-
5. Lazare, Dictioan. adrn. et histor. des rues de Paris, p. 297. — C'est dans le huitain laS du Grand f'estament que Villon nomme Michel Cul-d'Oe.
(i. Sauvai, Histnire et recherches des antiquités de Paris ^ t. III, p. 345.
7. Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris, p. •.'-C)7.
Il4 FRANÇOIS VILLON
1461 *, et I.ouis XI, à son avènement, le créa conseiller en la Chambre des comptes 2. U mourut le i5 novembre i483 et fut enterré aux Saints Innocents : son epitaphe le dit seigneur de Cannes et de la Forêt, conseiller et maître des comptes du roi. Sa femme, Michelle Brice, était morte d»'S 14^0 3, Il était père de Charles de Louviers qui, tonsure le 7 juin 1449 ^1 devint depuis échanson du roi ^, et sans doute aussi de Jean de Louviers, maître és-arts et bachelier en décrets, qui fut reçu chanoine de Notre- Dame de Paris le i 7 mai 1 462 ^.
Kn dehors des personnages que nous venons d'énumérer, les Testaments mentionnent d'autres membres d'honorables familles parisiennes, tels que Philippe Brunean, mademoiselle de Bruyères, Jacques Cardon, Michel Jouvenel, Mairebeuf, Ythier Marchand, le jeune Merle, Jean et François Perdrier, Jean et Jacques Rai^uier, Charles Taranne et Volant.
Philippe Bruneau, que Villon qualifie «escuyer» , est nommé dans un compte de la prévôté de Paris pour
I. Areliives nationales, Y. Sa'Ji (au l'i déc. i/jS,'») et K.K. ds. 1» 161 v°.
■1. Chroniqiw sctintinleiisc.
i. Ijcheuf, Hist. de la i'illeet île tout le diocèse de Paris, édil ('.«iclieris, t. 1, p. iy().
/|. Arcliivi's n:iti(ina)es, I.I,. l'i, f" 'i r".
.ï. Chronique scintluleitse, sons la date du ifi mai i,'|(>8.
(>. Arcliives nnliiinales, LL. •?.'i'i, \> !{SS
Miwcois VII,^.<)^'
l'année 14^7, coiniiic (ils de fou maître Etienne Bruneau et de <.<. danioiselle llaguette de Vielz- Chaslel » ' . Nous ne j)ensons pas qu'on puisse le confondre avec un personnage peu it-eonimandable du nom de Philippe Brunel, seigneur de Griguv, que font connaître plusieurs autres e(>mj)tes de 1475 à 14882 et surtout un scandaleux procès plaide au Parlement eu 14^)8 •', car les deux noms, Bruneau et Brunel, ne se prenaient plus alors lun pour 1 autre.
« IMadanioiselle de Bruyères « était une bourgeoise de Paris que nous avons rencontrée à plusieurs reprises dans les pièces contemporaines. Elle se nommait Isabelle et avait été mai'iée à Regnauld de ïhumery , mais elle était déjà veuve en i44i '*'• Elle vivait encore en 1471 » ainsi que le constate un acte d'ensaisinement ^ où sont également nommés deux autres des légataires de Villon : François de la Vacquerie et frère Baude.
Jacques ou « Jacotin Cardon, le jeune, marchant drappier et chaussetier, bourgeois de Paris *^ » , demeu-
1. Sauvai, Hist.et reck. des antiquités de P<i ris, t. III, p. 155-156.