Archives nationales, X'^" 35, à la date du 2 août 146S
4. « Inter Robeitiim Rogieri et Ysabelliin de Bniieres , relictam del'uncti Reginaldi de Thumery » (Arcliives nationales , X'" 1482, f" 176 , à la date du \t^ août i44l)-
5. Elle est nommée « honorable femme, Isabel de Bruierez, bourgoise de l'aris » , dans cet acte que nous imprimons sous le 11° XtV de nos pièces justiCcatives.
(i. C'est ainsi que le qualifient les documeiifs coiileniporaiiis
1 l6 FRANÇOIS VILLON
rait sans doute dans le voisinage de la place Maubeit, vers laquelle on le trouve en 1461 et en 1466, achetant d'abord une maison, puis une rente *.
Michel Jouvenel des Ursins, l'un des exécuteurs testamentaires de Villon, était le huitième fils de Jean Jouvenel, prévôt des marchands sous le règne de Charles VI ; il était ne en 1 408, devint bailli de Troyes en 1455 et mourut en 1470 ^-
Mairebeuf, dont Villon ne sépare pas le nom de celui de Nicolas de Louviers, doit être reconnu probablement dans Pierre Merebeuf, drapier, demeurant rue des Lombards, que nous avons vu nommé dans des documents de i4^>4 à 14^8 3.
Maistre Ythier Marchant se rangea, lors de la guerre du Bien Public, dans le parti opposé au roi et fut l'un des connnissaires qui traitèrent de la paix. Après la mort du duc de Guienne, il se retira près ilu duc d(- Bourgogne, conspira en i473 avec ce prince pour empoisonner Louis XI et chargea de ce soin son serviteur Jean Hardy, qui fut écartelé *. Il est remarquable que le nom de maître Ythier vient sous la plume de Villon , dans l'un et l'autre des Testaments, aussitôt qu'il a parlé de la dame de ses pen-
I. Arcliives nationales , s. 1648, 1° 11)8 \" et 5i 1" . a. Le V. Anselme, Histoire génealo^. ite la rmiison de France, 3'édit., t. VI, p. 404.
j. Archives nationales, Y. 5'i3i, au 5 sept. i454> etKK. 4*^'9iP- -H'- 4. Chronique scandaleuse.
sées ^. En i456, le poète dit, mais peut-être par •rouie, qu il se seul « très-tenu » envers ce personnage, dont Villon avait évidemment surpris le secret amoureux, ear, en 1461, il lui légua un de profundis :
Pdiii' ses anciennes amours, Desquelles le nom je ne dis Car il me herroit à tous jours.
Doit-on conclure tie ces faits que Ythier Marchant était le rival préféré de Villon. Non, sans doute, puisque suivant le de profundis en forme de rondeau, la maîtresse d'Ythier avait été ravie à la tendresse de ce dernier par la mort.
Le jeune Merle auquel Villon donne à gouverner son a change ^ » n'est vraisemblablement pas différent de « sire Jehan de Merle, changeur, bourgeois de Paris » (dont nous trouvons mention à la date du 17 février 14^7 ^), bien que dans le manuscrit de l'Arsenal les mots a le jeune Merle » , aient fait place au nom de « Germain de Merle. « Ce dernier personnage également contemporain de Villon, et sans doute parent de Jean de Merle, ne paraît pas, en effet, avoir exercé la profession de changeur; en effet, des actes de 1461 et de 1470 le qualifient « marchant, bourgeois de Paris '*. »