I. Grand Testameni, luiitain {S
a. Hnitain ■>.'\.
FRANÇOIS VILLON Hl
prière à Notre-Dame. C'était une femme sincèrement religieuse, mais |)auvre et complètement illettrée :
Feinine je suis, povrette et ancienne, Ne rien ne sray, onccjnes lettres ne leiiz.
Ft dont Villon se reproche d'avoir souvent causé lf> désespoir :
Qui pour nioy eut douleur amere.
Dieu le sçait ! et mainte tristesse ' .
Elle vivait encore à l'époque à laquelle Villon écrivit le Grand Testament; elle était « paroissienne » d'une église où l'on voyait des peintures représentant le Paradis et l'Enfer, et qu'on sei'ait tenté tout d'abord de reconnaître dans l'église des Célestins, telle que la décrit Guillebert de iMetz ^^ si l'on oubliait que celle-ci ne peut être confondue avec une église^ paroissiale.
On ignore comment François de Montcorbier passa de la maison paternelle dans celle de maître Guillaume de Villon. Ce que l'on sait, nous l'avons déjà dit. C'est qu'il s'assit en qualité d'élève sur les bancs de l'Université de Paris, où sa bourse, c'est-àdire la somme qu'il versait chaque semaine entre les