N° 4) ORAISON FUNÈBRE
DE MONSEIGNEUR J. O. PLESSIS, ÉVÊQUE DE QUÉBEC, Mort LE 4 DécEMBRE, 1825.
Omnis autem multitwdo videns occubuisse Aaron, flevit super eum.
Lorsqu’on eut appris la mort d’Aaron, le deuil fut général parmi le peuple. (Nux.
Israël pouvait-il eonsacrer un monument plus sincère de son amour et de sa reconnaissance, à la mémoire du Souverain- Pontife, que la douleur qu'il fait éclater en apprenant sa mort ? Ces pleurs, ces sanglots de toute la nation ne sont-ils pas le plus bel éloge du merite d’Aaron ?
Hélas ! ce trait frappant des livres Saints présente une triste conformité avec le funeste évènement qui vient de plonger tous les fidèles de ce diocèse dans l’affliction la plus amère. Un pasteur vénéré, l’ornement du sanctuaire et l'honneur de sa nation, précipité du poste élevé, qu'il remplissait si dignement, dans le tombeau.
Au premier bruit du danger dont il était menacé, quelles vives inquiétudes se manifestèrent de toute part ! Cependant un rayon d'espérance, séduisant notre douleur, semblait promettre de le rendre à nos désirs. Vœux impuissants! Le glaive de la mort l’a frappé...
Avec quelle espèce de terreur et de frémissement ne reçutesvous pas le coup accablant qui vous annonça la perte irrévocable d’une tète si précieuse et si chère ? Cet élan d’une douler r si profondément sentie et si énergiquement exprimée dans la capitale de son diocèse, n’a-t-il pas jailli au loin, pour porter le deuil et la consternation, comme l’étincelle fatale poussée par un vent violent, propage l'incendie et embrâse en un moment une vaste forêt ? Est-il un coin de cet immeñse diocèse qui n’ait ressenti et fait éclater la douleur la plus profonde ? Omnis autem multitudo videns occubuisse Aaron, flevit super eum.
Or, ce concert de regrets et de larmes, ce sentiment unanime d'amour et de vénération publique, cette émulation d’honneurs funèbres accordés à ses cendres chéries, par le clergé et par les fidèles, que dis-je ! par le chef même du gouvernement de cette Province, (le comte Dalhousie) ; par les classes les plus honorables de la société, ne sont-ils pas un hommage éclatant rendu au mérite de l’illustre défunt ? Ne proclament-ils pas ses vertus, ses talents, ses bienfaits, bien mieux que ne pourrait le faire notre faible voix ?
Que viens-je donc faire ici ? Offrir des consolations à votre douleur ?...... Et comment ?...... Est-ce en vous exposant toute la grandeur de la perte que nous déplorons ?...... Oui, M. F,, c'est en entendant parler de ce qu’on aime, de ce qui nous touche, qu'on parvient à calmer son chagrin, et on ne tarit la source de ses larmes qu’à force de pleurer.
Ne nous refusons done point cette triste consolation ; répandons à la fois des larmes et des pleurs, des soupirs et des éloges sur le tombeau du plus aimé des pasteurs, et du plus digne de regrets. Si ce triste devoir attriste nos cœurs, il satisfait du moins notre reconnaissance. Qui pourrait lui refuser un tribut d'honneur, dû à sa dignité ; un tribut d’estime et de vénération, dû à son mérite personnel ; un tribut de regrets et de prières dû à ses bienfaits et aux avantages qu'il procura à la religion et à sa patrie ? C’est de ce triple hommage que se compose l'éloge funèbre consacré à la mémoire de l'ILLUSTRISSIME ET RÉVÉRENDISSIME JOSEPH- Ocrave PLEssis, EVÊQUE DE QuéBEc, CONSEILLER AU CONSEIL LéciSLATIF DE CETTE PROVINCE, ETOC., ETO., ETC.
Mais comment remplir ce cadre immense que je viens de me tracer! Le pinceau le plus habile et le plus hardi suffiraitil pour donner à un sujet si intéressant la couleur et l'expression convenables ? Dépourvu des moyens nécessaires pour une tâche si importante, je n’ai qu'un avantage, et je le reconnais, c'est de trouver d'avance, dans les dispositions de ceux qui m'entendent et dans l'affection publique pour celui dont j'ai à faire l’éloge, l'assurance de vous plaire.
Tels sont les préjugés du monde, sur la véritable grandeur, qu’on admire, qu’on encense un guerrier profane, couronné ar la victoire ; et l’on regarde avec indifférence un saint vèque, couronné par la religion. Cependant, que sont ces lauriers, toujours arrosés du sang des malheureux vaincus, auprès de ces bienfaits touchants, de ces services nombreux et imvortants, dont la société aussi bien que la religion ont été redevables, dans tous les temps, au ministère et au zèle de ses premiers pasteurs ? Autant la religion est élevée audessus de Pétat, autant par proportion, l'honneur et le lustre qu'elle répand sur les premiers et les plus grands de ses ministres, l’emportent réellement sur la vaine gloire du siècle qui n’est souvent qu'orgueil et mensonge.
Si je n'avais l’avantage de parler devant des personnes disposées, autant par devoir que par habitude, à reconnaitre l’auguste caractère des Evèques et l’éminence de leur dignité, je leur dirais qu’ils sont dans l'Eglise ce que les princes sont dans l'Etat; qu'ils sont les soutiens de la religion; les images vivantes de Jésus-Christ, le Pontife éternel ; ses ambassadeurs auprès des rois et des nations ; les successeurs des apôtres, les principaux pasteurs de son troupeau ; qu’en eux réside la plénitude du sacerdoce de la loi de grâce, la source de la juridiction, et la puissance spirituelle.
C’est done un assez beau sujet de louanges, pour l’illustre défunt, Monseigneur PLEssis, d’avoir été promu à la dignité de l’épiscopat; d’avoir été choisi pour présider au gouverne-
. ment de ce diocèse. Mais, comme c’est moins la place qui honore que les titres qui y ont élevé et les succès qu’on y a obtenus, il est facile de montrer que c'est avec raison que cette église regrette en sa personne un de ses plus grands et de ses plus excellents évèques ; par la manière dont il est parvenu à cette place éminente ; par l'honneur avec lequel il a soutenu ce haut ministère ; par le zèle qu’il a déployé ; par sa fidélité à en remplir les devoirs. Suivez-moi, s’il vous plait, dans le simple récit des distinctions, des vertus et des travaux de son épiscopat.
Ne cherchons point, dans des considérations extérieures, des raisons de son élévation ; c’est en lui-même que je trouve les fondements de sa grandeur future. La Providence, qui le destinait au gouvernement de cette église, l’avait doué des qualités nécessaires à l’évèque de ce vaste et pénible diocèse. Un tempérament robuste et agissant, un amour constant du travail, un courage à toute épreuve, une fermeté d'âme que rien n’ébranlait. Il montra de la maturité dans un âge où la raison commence à peine à se développer. Dans les amusements de son enfance, on découvrait un fond de gravité et de sagesse qui le fit toujours distinguer de ses condisciples.
L'éducation qui sert d'ordinaire à cultiver ou à embellir un fond brut ou ingrat, ne fit que développer les richesses du sien. Avec un esprit naturel et facile, solide et étendu, l'étude n’eut point de difficultés qu’il n’appianit, point de dégoûts qu'il ne dévorât, point d’obstacles qu’il ne surmontât, Aussi, fit-il des progrès rapides ; dans toutesses classes, il eut des compétiteurs et des rivaux, maïs aucun ne lui disputa la prééminence. Du reste, redevable de son succès non-seulement à son travail assidu, mais surtout à une facilité rare et précoce, il en devenait par là même moins propre à juger de ce qu’il en coûte aux esprits ordinaires, dans l’acquisition de la science; de là vient que si plus tard, dans la vue d’abréger le cours des études, il fat porté à introduire certaines méthodes, qui, il faut l'avouer, n'ont pas eu tout le succès qu'il avait désiré, on doit l’attribuer à cette même facilité naturelle avec laquelle il acquérait ce que les autres ne peuvent communément acquérir qu’à l’aide d’un long travail.
Appelé à l’église dès l'adolescence, élevé comme un autre Samuel à l'ombre du sanctuaire, on le vit montrer un extérieur plein de décence et de réserve. Les maxime: sévères et la régularité de la discipline ecclésiastique n’eurent rien à changer en lui. Formé sous les auspices et par les soins de maitres habiles, les prêtres de Saint-Sulpice, dans l’art d'élever la jeunesse destinée au culte des autels (auxquels, dans des circonstances que la délicatesse ne me permet pas de caractériser, il ne pouvait s'empêcher de rendre justice, lors même qu’il n’adoptait point leur facon de penser), il sut toujours aussi, par une conduite soutenue, s’acquérir leur estime et leur approbation; et, par sa capacité, mériter leurs éloges.
Encore dans les derniers rangs de la hiérarchie, il était déjà honoré de la confiance intime d’un prélat, Monseigneur Olivier Briand, si capable de se connaître en mérite. Par un juste retour, notre jeune lévite était plein de respect et de vénération pour son protecteur. Non-seulement il en adopta les maximes et les principes, on eût dit qu’il aimait à en prendre les goûts et les manières, tant les bons modèles ont d'influence sur les esprits droits et sur les cœurs bien nés.
Un nouvel évèque, Monseigneur J. P. Hubert, a succédé à Mgr. Briand, sans que rien ait été changé dans la position de son habile secrétaire. Déjà initié au gouvernement épiscopal, #l en était devenu comme un instrument nécessaire. Il pré- Judait au ministère dont il devait être revêtu. Ayant suivi le nouveau prélat dans ses visites pastorales, il connaissait déjà le diocèse, avant d'être promu au sacerdoce; aussi l’évêque connaissant combien il pouvait lui être utile, profita de la première occasion pour le fixer près de sa résidence ordinaire.
La ville de Québec venait d’être plongée dans la conster-
nation par la perte funeste et prématurée d’un pasteur tendrement chéri. (a) Quel successeur sera trouvé propre, sinon à sécher la source des larmes, du moins à combler le vide laissé par cette perte immense ? Notre jeune secrétaire est à peine revêtu de la prêtrise; il n’a pas encore fait l’apprentissage du ministère sous un vétéran du sanctuaire, ....il est vrai, mais sa capacité supplée en lui à l'expérience. Le choix qu'en a fait son évêque, pour remplir cette place importante, a été pleinement justifié par les succès qu'il ne tarda pas à obtenir.
Qu'il est difficile de succéder à un de ces hommes rares, en qui la Providence semble avoir uni les formes les plus aimables, aux qualités les plus insinuantes ! Des manières affables, des mœurs douces, un caractère heureux, ayant des attraits invincibles, quelle tâche pour un successeur, pour peu qu’il se montre sous des formes moins faciles; chacun ne semble-t-il pas lui reprocher ce que la nature ne lui a pas donné au même degré qu'à son prédécesseur ? Le moyen de s’insinuer dans les cœurs, de faire taire les préventions ?
Et si l’on parvient, en pareil cas, sinon à faire oublier l’objet de l’affection publique, du moins à se concilier les esprits et à forcer l’estime et la confiance ; en attendant que les autres qualités plus solides, bien que moins séduisantes, . lui aient conquis l’amour et l’attachement les plus vifs, il faut, convenons-en, un de ces mérites transcendants, qui sont un phénomène plus rare encore que le premier.
Et pour vous montrer jusqu'à quel point Mgr. Plessis y réussit, je n'aurais qu’à en appeler au témoignage du public; mais ne hâtons point le récit de deux évènements, dont l’un nous causa tant de joie et dont l’autre sera longtemps le sujet de nos regrets.
Le nouveau pasteur prit possessioz de la cure de Québec: je ne le suivrai point dans cette carrière, où il a déployé tant de capacité et fait tant de bien. Quel esprit d'ordre dans l'administration de cette grande paroisse ? quelle mémoire
ur ne rien oublier des diverses affaires auxquelles il avait à pourvoir ? If prévoyait tout, non-senlement pour lui, mais encore pour tracer àses collaborateurs leur tâche journalière. Malgré les déplacements presque continuels, un concours varié de personnes et d'évènements, il connaissait tous ses paroissiens par leur nom; il savait leurs besoins, leurs affaires ; rien n’échappait à sa sagacité, à sa prévoyance, Assidu au ministère le plus pénible, le tribunal de la pénitence ; toujours prêt, soit à distribuer le pain de la parole de Dieu, dans des prônes méthodiques, pleins de la plus
(a) M. Aug. Hubert, curé de Québec, noyé.devant la ville en 1794.
solide instruction ; soit à visiter les malades, dans les hôpitaux, dans les prisons, dans les endroits les plus escarpés de la ville ; soit à concerter avec son évêque les affaires les plus épineuses, à discuter les matières les plus abstraites... et tout cela, sans cesser un seul jour de vaquer quelque temps à l'étude, à une étude analogue à son état ; que dis-je ? ses amusements avaient toujours quelque but utile. C’est à cette époque, et chargé d’occupations nombreuses, qu'il crût utile d'apprendre une langue, dont il se sut bon gré dans la suite d'en connaitre assez pour s'en servir dans certaines occasions. Mais, je sens que ces détails, qui n’'entrent point comme matière obligée d’un tel sujet, ne font que suspendre vos esprits dans l'attente de sa promotion à l’épiscopat.
Le siége de Québec venait de vaquer par la cession du titulsire (a); sentant sa mort prochaine, il voulait servir utilement son Eglise, en hâtant la nomination d'un coadjuteur, dans un temps où une longue vacance du siége aurait pu exposer le diocèse à de graves inconvénients. Quel héritier sera appelé à ce poste éminent ? D£jà vous avez nommé le digne et laborieux curé de Québec. Quel autre en effet eût paru plus propre à une administration dont il connaissait déjà tous les ressorts ? Habile et rompu dans les affaires, versé dans toutes les connaissances propres à un éréque, connaissance approfondie et familière de lEcriture-ainte, de l’histoire ecclésiastique, des Saints Pères, du Droit t'anonique, des differents rites et usages de cette Eglise, avec un grand fond de piété, de vertu, de zèle, ayant d’ailleurs donné en toute occasion de sûres garanties de sa loyauté envers le gouvernement de Sa Majesté ; quel autre, dis-je, semblait plus capable de soutenir l'honneur de la religion et de servir son pays, dans le rang de premier pasteur de l'Eglise du Canada ?
La voilà done élevée sur le chandelier cette lumière, qui, sans avoir été tenue cachée sous le boisseau, avait besoin d'être exposée sur un lieu plus éminent pour répandre au loin son éclat ! Quelle consolation pour le vertueux prélat, Mgr. Hubert, qui venait de se démettre, de voir appele à lui succeder un jour celui qu'il avait investi de toute sa confiance ! C'était Asron, chargé de mérites, qui, avant de mourir, se dépouillait des armements du Grand-Prètre, pour en revétir Eleazar.
O l'intéressant spectacle aux youx de ses amis et de ceux de !a religion, que celui de sa consécration, où nous le vimes, le front couvert du bandeau sacre, et décore, par les mains
Hubert s'était démis en Septembre 1797, en faveur de ras bites .
du Pontife consécrateur, des insignes sacrés de l’épiscopat ; où nous pûmes le contempler, dans toute la pompe du souverain sacerdoce ! La présence du représentant de son roi et de tant de personnes recommandables par leur rang, n’étaitelle pas comme un présage de la faveur qu’il sut depuis constamment mériter de toutes les classes de la société.
Tel il parut alors, tel vous l'avez vu nombre de fois, et toujours saisis à cette vue d’une admiration religieuse. Ne fixions-nous pas, avec complaisance, nos regards sur la personne de cet auguste prélat, dans ies fetes pompeuses dont il aimait, par sa présence, à augmenter la splendcar, et où la majesté de sa présence imprimait si vivement dans tous les cœurs cette sainte vénération pour le sacré ministère, et cette haute idée de la religion dont il était lui-même pénétré ?
Ne le considérons plus que comme chargé du redoutable fardeau de l’épiscopat. Il est vrai que, pendant quelques années que vécut encore son illustre prédécesseur, il ne partagea que le travail de l'administration sans en partager l'autorité. Mais la mort fatale et presque subite du cher et digne évèque, Monseigneur Denaut, ayant de nouveau rendu le siége vacant, ce fut l’illustre défunt que nous pleurons, que le droit y appelait. Il y monta d’un pas ferme, et y commença cette carrière de près de vingt années que la Providence nous laccorda.
Qu'ai-je fait jusqu'ici, M. F.; fallait-il lasser votre patience, et consumer, à préparer mon sujet, un temps qui aurait mieux servi à développer les talents éminents qu'il fit briller pendant la durée de son épiscopat, les vertus qu'il a pratiquées, les bienfaits qu'il a répandus ? C'est ici qu'il faudrait, non pas tant des talents oratoires (puisque le sujet se recommande assez de lui-méme), mais une mémoire vaste et fidèle, pour vous exposer la longue liste de ses bonnes œuvres, de ses vastes entreprises, pour l'agrandissement et l'affermissement de notre sainte religion et pour étendre le bienfait de l'éducation. C'est en commençant sa carrière pastorale qu'il put dire avec le grand apôtre : ego autem impendam et libentissime impendar pro animabus vestris. (2 Cor.) “ J'emploierai volontiers tout ce que je puis et je m'emploierai moi-même, au-delà de mes forces, pur votre bien, et surtout pour le salut PE mes, ” Los +
i pe it dire tout ce qu'il a fait, assurer, Re nt à l'ordre ds fetes, retabl Mir les À ne
talents, leurs vertus, leurs services ; rien ne lui échappait, afin d’en faire la destination, suivant leur capacité et pour le plus grand avantage de l'Eglise.
Pasteur éminent de toutes les paroisses, il en faisait l’objet constant de son attention et de sa sollicitude. Absent, il avait toujours l’œil sur elles, il les gouvernait par une correspue" habituelle de dépendance et de subordination.
ésent, il les consolait, il les instruisait, il les réformait dans ses visites pastorales. C’est vous que j'en atteste, vous qui l’avez aecompagné, n’avez-vous pas été étonnés de voir qu’il pût suffire à tant de travail, à tant de fatigues ? N'admirâtes-vous pas cet esprit d'ordre, de détails, de discussion, de patience; cette fécondité de moyens, cette facilité à varier ses instructions, à les proportionner aux besoins particuliers, à donner au pain de la parole, qu’il distribuait toujours avec aisance et toujours avee fruit, tous les goûts, comme la manne du désert,
Qu'on se représente cet apôtre intrépide, bravant l’intempérie des saisons, et la fureur des éléments pour aller verser, sur les contrées les plus éloignées de son vaste diocèse, sur des terres laissées jusque-là presqre sans cu'ture, la rosée de ses bénédictions et la ch.'enr pén« nte de son ministère fécond. Mais, que dis-je ? après s'être consumé dans ses visites multipliées, ee pays si étendu a des limites trop étroites pour son zèle. 11 brüle d'aller porter aux pieds du trône l’expression de la reconnaissance pour les faveurs distinguées qu'il à reçues de son Souverain, et de très-humbles suppliques pour les institutions qu'il avait créées ou étendues.
Il parcourt de vastes contrées, parait avec honneur à la cour des souverains et dans les palais des princes de l'Eglise. Le premier de tous ses prédécesseurs, il fait voir aux pieds du chef de l'Eglise, dans la cupitale du monde chrétien, un évèque du Canada, offrant sur le tombeau des saints A pôtres l'ho de son parfait dévouement et du plus profo respect de son troupeau. Il méditait depuis longtemps une division du territoire immense, soumis à sa juridietion ; il n'eut qu'à soumettre ses vues qu'elles fussent approuvées. À peine a-t-il obtenu l'objet principal de son voyage, et sans accorder à la curiosité rie”, de plus que ne lui laissait
le de p ir à l'accomplissement de ses v il lui suis vomiresn Rues. Oule Rules éinignée des corages
Oh! cowmen cetie demarche fut apprecise = «chers dusemiime * Gnite Déne tue dune de en
fatigues et de ses courses, par l'enthousiasme que causa son retour dans la capitale de son siége! Je ne vous peindrai point ici cette scène attendrissante dont plusieurs d’entre vous ont z* être témoins, lorsqu’au sortir de Nicolet, où il s'était revsé quelques jours au milieu des fètes simples et naïves, aux accents de la joie vive et pure des jeunes étudiants de son collège, il mit le pied sur le soldes Trois-Rivières. Rappelezvous cette députation nombreuse et honorable, déployant sur les eaux du fier St. Laurent, l’oriflamme sacrée! Je crois entendre leurs acclamations redoublées, se mélant aux cris de joie dont la ville faisaît retentir les airs. Avec quel plaisir il recevait et rendait les saluts! Avec quel touchant abandon chacun se félicitait de revoir son évêque après une si longue absence!
Mais ce r’était là que le début du triomphe qu’on lui préparait dans la capitale, et dont chacun a lu ou entendu la description. Une seconde députation flottante, remontant le fleuve comme pour accuser de lenteur celle qui avait précédé; une population impatiente, parcourant les rues de la ville, se répandant sur les quais, tous les vaisseaux de la rade pavoisés, les citoyens les plus recommandables rivalisant d’ardeur et de joie... quelles acclamations, quelle ivresse |
uelles touchantes démonstrations d'amour et d’allégresse ! C'est au milieu de ce bon peuple, qui se pressait pour voir son Pontife, son père, son bienfaiteur, que notre illustre voyageur monte au temple, rendre ses actions de grâces de la protection et des faveurs de la Providence qui le rend à l'affection de ses ouailles. Il faut l'avouer, que sont auprès de cet accueil public et spontané, ces triomphes si vantés, ces démonstrations d'un peuple servile, pour flatter l’orgueil d'un héros, triomphes qui coûtaient tant de sang aux malheureux vaincus, et à leurs propres nations ?..…….
Si après, on l'avait vu tomber dans l’opinion publique, n'aurait-on pas pu dire que tout cet éclat n'avait pas tant de
avec la personne qu'à certaines circonstances dont la politique sait tirer partie ; mais non, comme c'était au mérite personnel que ces honneurs étaient aceordés, on ne verra point les sentiments du publie changer à son égard. De son côté, il ne se trouve pas plutôt au milieu de son cher troupeau, qu'il sent redoubler son zèle et travaille avec une nou-
velle ardeur à lui être utile. ….Avee satisfaction il CRE CP GE pour le séminaire de Nicolet.
Cette grâce du Souverain était, en effet, un des fruits les plus heureux de son pénible vor Par là, cette institutiuu qui, d'une modeste ecole ire, ibe-ralement .: 44
| sta pour engagent engnnnR GES
l'émule des anciens colléges de la province, a acquis des fondements soiides, et sera un des plus beaux monuments de la prévoyance, du zèle et de la générosité du Pontife que nous pleurons et qui y à attaché son nom, comme celui d’un de ses fondateurs. C’est lui qui, lorsque cette maison n’était encore qu’au berceau, en avait devine les destinées, qui avait prévu le secret de son agrandissement, qui en avait préparé les moyens ; de sorte que sans rien ôter au mérite de son premier donateur (a), on peut bien attribuer au prélat la principale gloire d’un établissement qu’il lui fallut racheter avec l’aide de son clergé, et que “par le sacrifice d’une partie de son revenu, il a agrandi et élevé au point où nous le voyons aujourd'hui. Helus! son zèle méditait la reconstruction de cette maison, mais la mort ne lui a pas permis d’en exécuter le projet. C’est une tâche qu'il à laissée à son successeur, héritier de sa pensée, et à son clergé qui s'honore aujourd’hui de remplir ses intentions.
Que n'’a-t-il pas fait pour obtenir une semblable protection
ur un établissement du même genre (le collége de Saint- Hyacinthe), dans un autre canton peuplé, qu'il avait encouragé de tous ses moyens! Mais si ses vœux n'ont point eu le mème succès À cet égard, on ne peut lui refuser l'honneur de l'avoir sollicité avec la mème ardeur.
Un faubourg étendu de la ville de Québec, Saint-Roch, manquait d'un lieu pour l'exercice de la religion. Par le zèle actif du prélat, une vaste église s'élève au centre des habitations sur un terrain achete longtemps auparavant, et dès lors destiné à cet usage. A peine l'édifice est-il achevé, qu'il devient la proie des flammes: un appel aux citoyens a bientôt réparé ce funeste accident; le temple sort de ses ruines plus grand et plus beau que le premier. Ce n'est pas tout, comme l'éducation de la jeunesse est à ses yeux l'appui nécessaire de la religion, de vastes bâtiments consacres à cette fin s'élèvent à ses frais auprès de cette pv destinés à devenir le berceau d'un nouveau séminaire, = x à, les enfants qui auront montré plus de capacité, dans
mue, ef ête fe céleste, els us be ; tes
Lu à M Brossert ours de Wiecant mers en : 66 sent dosners, jé am reièe
travaux publics auxquels il contribua, seraient autant de témoins de son désintéressement et du zèle dont il était animé pour le bien public. Et ce zèle n’était point resserré dans les bornes de son pays. Que de sujets à qui il procura une éducation ecclésiastique dans son séminaire, pour secourir les diocèses voisins! Que de missionnaires il envoya desservir des églises lointaines, qui en étaient dépourvues ! Si les moyens eussent été proportionnes à son zèle, combien d’autres entreprises il aurait commencées, ou même achevées dans la courte durée de son épiscopat !
Que le temps ne me permet-il de dire un mot de chaque autre titre qui lui valut l’estime et la reconnaissance de son clergé ? Il faudrait rappeler les conférences pleines d’instructions qu'il faisait aux Jeunes théologiens dans le séminaire où il demeurait ; ces discours latins qu’il adressait à certains jours de fête à ses prêtres assemblés ; mais surtout cette Société de Secours et de Bienveillance, Société de Saint- Michel, qu'il fonda en faveur des membres infirmes du clergé. Plusieurs fois ses predécesseurs avaient tenté, mais en vain, de procurer à leurs prêtres devenus malades par l’âge ou l'infirmité, cette précieuse ressource qui sert non-seulement à soulager les membres de cette société, mais qui coniribue puissamment à soutenir d’autres œuvres qui lui sont étrangères.
Sa correspondance n’est pas moins propre à déposer en faveur de son mérite. C’est en la parcourant qu'on a de la
ine à concevoir comment il a pu y suflire ; c'est dans ses
ettres si multipliées qu'on découvre ce fond de sagesse, de prudence, d'instruction, de sagacité pour les affaires, cet esprit naturel, disons aussi, cet enjouement qui lui était propre, et qui brillait dans ses conversations familières.
Je le sais, il ent le sort de tous les hommes publies ; parmi ses institutions, il en est qui ont été généralement louées et approuvées ; d'autres ont été blâmées et censurées : ces dernicres l'ont été peut-être trop sévèrement, bien que personne n'ait accusé ses intentions ; les premières l'ont été sincèrement par la force de la vérité, Qui ne sait que l'opposition à deux effets ? Si elle ne sert à obvier au mal, elle ne fait
les diverses contrées qu'il et surtout dans l'Italie, celle terre arts et du dans la Ville Eternelle, dans la du raotsie etien.. Mais SOUTENEZ
pays natal, la grandeur de ses fleuves, la majesté de ses forêts, la hauteur de ses montagnes, la fraicheur de ses établissements nouveaux, avec les travaux gigantesques et les merveilles artificielles de la vieille Europe, qu’il semblait mettre bien au-dessous, n’accusez point son goût et son discernement, reconnaissez en cela cet instinct, ce penchant que la Providence a sagement mis dans le cœur de tous les hommes,
our tout ce qui tient au sol de leur patrie. Ainsi fait le
erger des Alpes, né au sein des glaces et des frimas, accoutumé aux scènes tantôt majestueuses et tantit horribles, que lui présente ane nature agreste, et un ciel dont la sévérité cède bientôt à la tempête !
L'apôtre des nations sentant par inspiration qu’il lui fallait aller à Rome pour'y verser son sang, assemble les fidèles de l’église et leur déclare ouvertement qu'ils ne le verront plus, qu'il n'a rien négligé de tout ce qu'il avait cru devoir leur être utile, que près de terminer sa carrière, il pensait se rendre ce témoignage, qu'il a soutenu un beau combat, qu'il a conservé le depôt de la foi du Souverain Juge Après qu'il eut fini de parler, les sanglots succèdent au silence, tous se pressent autour de ce bienheureux apôtre, tous sont pénétrés de ces dernières paroles, qu'ils ne devaient plus le revoir sur cette terre.
Quoique nous ne prétendions pas que notre cher et digne évèque connût par inspiration sa fin prochaine, beaucoup de personnes peuvent se rappeler qu’il en parlait souvent, comme s’il en eût eu quelque pressentiment. Toutes ses dispositions parurent tendre plus particulièrement à sa mort. Ses infirmités croissantes, tandis qu'il semblait redoubler son application au travail, durent accélérer sa dissolution. Sans la croirc si prochaine, il s’y prépara tous les jours, | ce qu'enfin, plein de mérites acquis par une foule de bonnes œuvres, que je n'ai fait qu'exquisser, il fut frappé sans sentir le coup de la mort, pour aller paraître au tribunal du Juge Suprème. ….
Dieu seul est Saint, M. F., et si le même apôtre ajoutait en trembiant que, quoiqu'il püt compter sur la pureté de ses mtentions et sur ses œuvres, il ne se croyait pas pour cela justifié, parce que son juge était le Seigneur son Dieu, qui voit en nous ce que l’amour-propre nous empêche de découvrir. Xe refusons pas à l'âme du cher et illustre defunt, qui est l'objet de cet i g tdupodrhree 4
cations et de nos tous ensemble la vie-
e du salut, pour obtenir miséricorde à celui qui nous a voulu et qui nous fi tant de bien.
Ab! si cette âme généreuse, après la dissolution de ss dépouill. mertelle, peut encore étre sensible à ls gloire de la
terre, qu’elle jette un regard sur ses citoyens affligés, sur les larmes qu'ils mêlent à sa cendre, sur les tristes regrets dont ils honorent ses obsèques; qu’elle vienne recueillir la plus douce récompense de ses fatigues, le plus sincère hommage de leur reconnaissance. Mais ne bornons pas à cela toute notre gratitude. C’est à nous surtout, pasteurs si justement äfigés de la perte d’un tel chef, nous qu’il traitait avec honneur, comme ses frères dans le sacerdoce, ses coopérateurs dans l’œuvre de Dieu, dont il accréditait le ministère, dont il encourageait le zèle, dont il méritait la confiance. C’est à nous, surtout, qu'il convient d’arroser ses cendres chéries du sang de l’Agneau divin, qui s’immole tous les jours entre nos mains sur nos autels. Et vous tous, qu’il a fait d'avance ses héritiers, Séminaires qu'il a établis, Monastères qu'il a réparés, Ecoles qu'il a fondées, églises qu’il a enrichies, jeunes lévites qu'il a protégés, vierges qu'il a dotées, fidèles de tout sexe, de tout âge qu'il a secourus, élevez tous, en ce jour, des mains suppliantes vers le Dieu des miséricordes. Venez lui présenter tout le bien que vous a fait ce charitable pontife, exposer à nos yeux votre désolation et vos lirmes. Ah! elles seront plus éloquentes que tous nos discours ! O vous tous, amis fidèles et reconnaissants, laissez couler ses pleurs, ne tarissez point sur son éloge, éle-ez un concert de plaintes amères et de regrets douloureux! Hélas! je sens, comme vous, ce que vous perdez, tout ce que nous lui devons! Des hommes si dignes de vivre devraient-ils jamais mourir ?......Mais que dis-je? Où l'excès de la douleur nous emporte-t-il ? Dois-je emprunter le langage des infidèles ? La terre n'est-elle pas notre exil et le ciel notre patrie ? Envisageons donc d’un œil plus chrétien l'instabilité de la vie, et la vanité de ce monde; et en voyant sa gloire et ses grandeurs s’'évanouir, apprenons à en détacher notre cœur, Oui, le vrai sage est celui qui, à l'exemple du vénérable défunt que nous pleurons, fait consister son bonheur dans sa vertu, ses richesses dans ses bonnes œuvres, son espérance dans son Dieu, et son ambition à mériter la couronne de l'immortalité, bonheur que je vous souhaite, Ainsi soit-il.
l'ABLE.
Famille de M. Raimbault. .…............ ss cesosssesssse ester sente Re | 1l entre au Collége de Meung...….......…… RNA NT Nr € Il est répétiteur ou conférendaire..…...... .… sense mec ssrste éomashan taste Tet8 Mgr. de Jarente lui donne la tonsure....….........….....… sipalosisensess « Note sur M, de Jarenie ss succes sonde sonvss nresopore sortes 9 On exige le serment à la constitution civile du clergé... € M. Raimbault laisse le collége. es. sessssce sosooonse secs NEO évssssse 10 Perséculions des anarchistes... A D DOVE PE dt en 11 Note sur l'abbé Picot... dite de bénee end sens rdren sde 12 IT.
Le médecin LaTour........ ss... ne tisese étieisiéeiséerus SR à | M. Raimbault élève en médecine... dose diese rates inirsstinsholerne a ge Il va demeurer à Meung..…… RE PERTE TC RE TR RE 9 DE. V. SOMME. srvtostsrcese mises he mien dessne sobstessnte + 15, 20, 29 et 82 Les lois le forçant à s’enrûler dans un régiment... .——. 16 M. Raimbault part d'Orléans. ss. sessssss sors téensesiss ane serie 17 Son costume—il suit le régiment ..... . sessss sons sooves socoss coseos socone 18 Il est expulsé du elub des Jacobins, à CET RNA siriekaes-issssr ‘ Le régiment fait route pour la pie ssimdrtt titine tisrnsaraiitnien ces: 5 Séjour à Philippeville.…..... ss ses css cesse Tentatives d'évasion du régiment... adore assé oonteses ee tine RS, à MM. Raimbault, Fournier, etc., réussissent à fuir... … cessese sense 22 As Cuirent CAS GDS OMRDOIIS. ...... esse cossessen-sonsoonss-s00n000s ses : Le prètre leur fournit asile pour es . 23 PROS. séoiios sé sosie soirs 5 sb énvtssan énedossnsésvéelléss cséé sui évoius 24 Ces fugitifs se rendent à Lége ….... ..... sons sssosssssessoss socsse soucis ce 20 Le cavalier Hongrois... ss ss ss mors € M. Raimbault à à l'église de Saint-Martin LELLELELERELLLLR.LLLLLLLELELELRLLLELLT7] 26 On choisit un guide LLLLLLLE: LELELL: LA RÉLLEELLRLELL LR LELL RET EEE LL LL REPLI REELLLELLL77)] Li À Bruxelles... ren stineS Dnéped sesconétensb dents cscssreseses sscces TS Le R. P. Rosaven ss... CECEPEETTE TELE nes nonnmsnnnsnnnns nossne à CCELTESTE TILL . Li M. Raimbauit à Anvers. one on 1oteS comtes nttoe vonnmm ééétié saresress conmotore 29 M. Jousse “mms ns name une mms num ns mamans nantes Scie venvonves sonssrens LI M. Raimbauit avec les matelots....… mer ns ao core. ‘
L2 pour ! ve mr + ssnnes snonenses sopossoné cosese s00000 sensseses sacscese . © e à ‘ch... vommmmonettnton tocote toront ttattene comommene LELLLLLLLS L Hospitalité du gouvernement Anglais... 31 À
de ef be st ivre ctotsrsensannstess-tronccrtpesstessesses-cemsse seven » Leurs de M Mimeté 0 crosse # EL és Bourens
M. Raimbault enseigne le clavesin. ne ee 37 DE MO OEM = es ue 38 DM. Fab Dour... ne 39 Mer. Hubert demande des préires. C M. Raimbauiït s’offre pour aller en Canada... rss encens seocrnsse 41 On accepte ses services RE C Dépant de DOME his cons mms nos PR 42 Arrivée à QUébDOR., se scvncese soces sie Re OR ere £ ME. l'abbé Dosardins, JRiOr ie mes mures 4? et 44 M. Raimbault au séminaire de Québec... se Het es 42 Mer: Dénant...............… RS nn te tit monta ere 44 M. Raimbault va à Longueuil. ..................….. Dotets conbshe oneece cumetrese 45 M. l'abbé Raimbault recoit les SS. ordres... nine € M. Périnault ee à sovosesse AO M. Raiïmbault professeur au séminaire de Québee…. sens ss sesnse severe 47 M. Desjardins, le grand vicaire Jean-Ls. Philippe... inneice C M. Robert, supérieur du séminaire de Do ares ter dverse * 8 M. Labhaille, M. Gravé, Vic.-Gén.… ane ee He dei den D. COM... se eme esrs anse mnt PE RS RS 49 M. Raimbault et son ami M. Fournier, à QUÉDEC... nnse nu 50 M. Raimbault laisse le séminaire de Québec... ss. mr see sos DE Il est nommé curé de l'Ange Gardien... none ns 53 M. Dufournel, ancien curé... Diem aie oies és tonenre D M. Frs.-M. Huot, POUB isa series svt tre. nonensne. dsteesses tonsatses « Sir H. Hardinge. RME Et ie di El hits robes vesshoin visser esse DR M. F abbé Painchaud ss. COPTETE TITI ons nn nn nn none ponvns somses nossousss À D TOR PNOOEL.mraicsiounsrihentmits me 56 M. Jos. -M. Bélanger. nn non nn cnntes unten tonnes tosnntnnn bonres tosostenssensces Li Le notaire Chs. Huot. LLLELLE] LELLLLEELLRLLLLEEELELELLLE;,) LLLLIHLLLE,] LELLLLLARELLLLEZLE] 57 CMOS PAUSE CRM... snismiesineseni ins ee 1 A Cr SR EE RE M. Raimbault, curé à la Pointe-aux-Trembles.… ns ssl eberé ess Pissosees À Départ de F Ange Gardien... . mors svtanesen shérrnte En La famille Brassard... st ris parte dons) rs ist tte Rae sétsssentt le D ins se rss sts sms sise séséaieldé 61 RE D... semis io Di OI à
M. Raimbault, curé de Nicolet. one ete corne onto ntm host ut tatoo 63 M. Raimbault, Procureur et Supérieur du collége.. …... ….. cs. 4 M ‘abhe roceren totect outre COCO rTE + 008 tésreooss once tous : ccrotent L
CDR ON DE mocisese oem D
Fthharué messes chéohannet tommenee sunmee tan ne Étaune MO ÉÈER sr soma th tés ssh
Projet d'agrandissement et de reconstruction du collége de Nicolet. 69 L'ancien collège (mesure de)... ssssseensassosesene Mtesss ones par ees € M. Leprohon fait collecte... creme dns des pue 70 Pitn-de la nouvelle DAUSSO.......iosenesnens pohesaoncsnbter svrtiendite & Bénédiction de la première PIGFTE......... ms prosossencenessenes ue 71 ACTESRS AU COUVONNEN, scores noensecestrsnssnnieeteee RP NANTES Le-cormte Dalhousie. din es cree RÉ RS AR RUES 72 Inatruration dunouvel Édifee.. este sos eimeo se 73 NAT TO D SONDE. est ares er omenmaesese ttes tree eeepc ser eses th 76 AL PHiMbAUIL: 26 08 DETUISSIONS. 4... rec fe iinleres foie & Embellissement et décorations de l’église de Nicolet sus see sossusse 11 Orpte 18DIGAux 610... nd is dsria ere d en ET EN 78 Correspondance de M. Raimbault.…...... ss ssscssee sonsvosss vosossere coco 79 M. Raimbault, l’ami et le conseiller des prêtres. PR TRE 80 OP on nee San Rene ee eUes bosse SRE CA 8t D 0000 CORPIMIR eos ee pen as- ire en issue € M. OAI ess erscniondeemses rome iiens D ie iso di G M. Gibert, de Yamaska. .…........... sossseoue coouoe ARRET RS ES 82 MM. S. Marc, Ciquart et Joyer ss voses ne eme er & M. labbe de Calchne...... esse soso A ORNE EE 82 et 83 Oraisons funèbres, par M. Raiïmbault..…....…. Linie EE 84 Dévotion de M. Raimbault au S. Sacrement. ses serres sonoes sosoosoee 85 Prose des SS.' Anges Gardiens... issus, nbasrne 86 Poésies latines, inscriptions... nina rare io pe etes sante 89 Correspondances avec les journaux... ss Nous a 91 M. Raimbault Archiprêtre..……. de oies: dress este aan 92 ML: Ralnbanlt ot: 208 VICRIROS 4... 5 issue séssdidensissten:céerans : Mauvaise santé de M. Raimbault.. cesse ses soscvses cssvooses sous: DE D fait ses derniers arrangements ss seoossccrssoens o nn Dernière maladie de M. Raimbault............,........ pére mn berhses 95 I reçoit les derniers Sacremens. ERP PEUR 96 Sa MOT 0 nn nn none mono LLLELLLEELARLEEEEERELLE)] LLLLLELLZ] 97 PRROUEION DIRÉERIPS.....s-ennontiecsoneneerenrens mass epahbaesss sesssonse : DOD APPENDICE.
(Ne 1.) Allocution de M. Raimbault, lors de l'inauguration du collége de Nicolet LRLLLLLLL] LLLLLL] LLRLLLLLR LL. LLLIT RL LLLLERLLLL RLELLLELELL)] LLLLLLELLLL LE ELLLEL,] {N° 2.) Discours à la Chapelle... unes Eine ss os. DIE (N° 3.
Oraison funèbre de M. l'abbé de Calonne..….......… sossmss… 110 {Ne 4)
étiez 0 nt béni 121