‹ Etude biographique sur M. Jean Raimbault [microforme]Chapitre 9 sur 16 · HIT · texte numérisé non relu

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Miror inaccessis suspensas rupibus arces ;

Miror eas potuisse capi sive arte, vel armis,

Dum duce impavido tectas et milite forti ;

Tela struunt cædem dum mille tonantia circüm, Quis tantas moles, præruptaque scandere saxa Audeat? Wolfus adest, qui mænia, classe relicta, Expugnare ardens, ea jàm tenet alta triumphans. Prælia miscentur ; fatali vulnere tactus Monscalmus cecidit, Lugentes cedite, Galli, Cedite, sed tanto debetur victima duci.

Wolfus et occubuit victor : sic gaudia luctu Turbantur ; partam caro sic sanguine palmam Obtinuere sui, Nunc ætas postera laudes Heroum dignas, præclaraque funera dicat.

Gloria quos eadem junxit, nunc nomina grati Amborum aspiciant simul uno marmore cives.

Suspendue sur ces rochers inaccessibles, j'admire cette citadelle.

Comment? par quel art? par quelles armes, at-elle pu devenir la proie d'un vainqueur ?

Qui donc, sous les yeux d'un général intrépide et d'une garnison sans peur et sans reproche, qui donc, sous le fu de ces miile bouches tonnantes qui vomissent partout la mort,

Osera tenter d'escalader ces énormes murailles et ces rochers escarpés ?

Le voyez-vous ? Pressé du désir de renverser ces remparts,

Wolfe a quitté sa flotte, il arrive et bientôt une victoire insigne jui aura donné ces murs qui dominent les hauteurs,

Le combat s'engage, les feux se c'oisent, un trait lancé au hasard a ‘frappé un héros, Montcalm tombe.

Pleurez, fils de la France, retirez-vous,

Retirez-vous, mais la mort d’un tel chef réclame inexorablement une victime.

Wolfe lui-même aussi meurt avec la palme à la main.

C’est ainsi que le deuil vient troubler un triomphe; c’est ainsi qu’un sang cher a valu aux vainqueurs la nossession de ces murs.

Puisse la postérité célébrer dignement ces héros et redire à jamais leur mort glorieuse !

Ils ont été égaux, en partageant la gloire, que leurs noms, gravés ici par la reconnaissance, partagent en s’unissant sur le même monument.

Nous nous empresserons d'ajouter que M. l’abbé Raimbault fournissait de temps à autre des articles aux journaux de la province, et aussi à l'Ama de la Religion et du Roi, publié à Paris par le célèbre abbé Picot, que nous avons déjà mentionné; mais, telle était sa délicatesse qu'il ne voulut jamais donner une ligne qui pùt compromettre quelqu’un, ou prêter à de fâcheuses interprétations. L'éditeur de ce journal français le sollicitait incessamment dans le but d’en obtenir des renseignements sur l’état de la religion en cette colonie.

En 1824, il lui demanda des détails sur les affaires ecclésiastiques, et particulièrement sur ce qui concernait la consécralion épiscopale de Mgr. Lartigue, l’un des suffragants de l’évêque de Québec, préposé à l'administration du district de Montréal, et auquelon faisait, dans le temps, une opposition assez peu mesurée. M. le curé Raimbault ne voulut pas écrire, à cette occasion, le moindre détail, dans la crainte que, par induction, on s’exprimât d’une mamière peu exacte ou peu respectueuse envers les prêtres d'une maison pour laquelle il avait toujours professé une singulière vénération, ou qu'on pût mal présumer des dispositions de Monseigneur Plessis. On peut juger par ce fait de la délicatesse avec laquelle M. Reimbault procédait en toute circonstance et envers tout le monde.

Il faut en convonir, la conduite de ce digne ecclésiastique

fut en tout point des plus édifiantes. Il était connu partout, surtout dans le district des Trois-Rivières, et partout honoré. D'une dignité toujours égale aux situations, grave en toutes circonstances, il se montrait doux et résigné à tous les instants, humble en toute rencontre, et parfaitement détaché des choses de la terre.

Pendant les quarante-trois ans qu’il a été en cette province, il fut toujours véritablement animé de l'esprit ecclésiastique. Dans sa paroisse, dans le collége, dans les paroisses environnantes, il a exercé ur sacerdoce efficace; il s’est montré prêtre accompli et imbu de l’esprit de son état. Aussi, le clergé et les évèques lui donnèrent-ils une confiance sans limites. Dès qu’il fut fait archiprètre, pas une bénédiction d'église, pas une cérémonie publique n'avait lieu sans qu’on y appelât M. Raimbault pour rehausser l'éclat de la fête. Mais aussi avec quelle dignité il présidait ces cérémonies, quelle grâce il prêtait à ces gracieux concours ! Tous s’en souviennent. Comme il se montrait prévenant, facile, doué de jugement, plein du sentiment des convenances, et toujours distingué par une grande élévation d’âme.

En 1826, Mgr. Panet, évêque de Québec, lui donna un vicaire, M. Henri-Liboire Girouard (a) fut le premier de cette belle suite d'ecclésiastiques qui se sont formés sous lui, et qui l'ont soulagé dans l'exercice du ministère pastoral, Ce vénérable vétéran du sanctuaire faisait de son vicaire son conseiller, son frère et son ami. En bon et vertueux curé, cet homme de Dieu avertissait ses paroissiens que les supérieurs ne lui donnaient pas un aide pour qu'il prit du repos, mais plutôt pour qu'il fût plus spécialement occupé de ses ouailles, et qu'on ne devait pas se priver de recourir à son ministère, quoiqu'il fût faible et âgé.

Son goût pour l'étude et pour les pieuses lectures semblait se fortifier avec l’âge. On eût dit qu'il élait jaloux, dans

(a) Aujourd'hui curé de Saint-Simon, au diccèse do Saint-Hyacinthe.

ses dernières années, de reprendre les moments que, par le passé, il avait donnés à tant de choses qui, disait-il, auraient dù lui rester étrangères. Il trouvait dans sa bibliothèque et dans les cellections de livres du collège de quoi satisfaire ses goûts et ses inclinations. C’est avec les livres ascétiques qu'il se familiarisa davantage, parce qu'ils faisaient ses délices. Disons, toutefois, que ses études ne le détournaient pas de l’accomplissement de ses nombreux devoirs. Cependant, on a pu le remarquer dans les examens publics des élèves, il traitait avec talent les sujets qui semblaient les plus abstraits, il portait la clarté dans les discussions ; et, dans la réunion de ses confrères, ou encore dans les sociétés qu’il favorisail de ses rares visites, on parlait toujours avec admiration du charme et de l'intérêt de sa conversation. Ses entretiens étaient toujours instructifs, et ses vicaires nous en ont parlé, plus d’une fois, avec une profonde admiration.

Depuis trente-cinq ans. M. l'archiprêtre Raimbault, entouré de la confiance et du respect des familles, faisait le bonheur des paroissiens de Nicolet, où il s’efforçait de tout régler, de tout sanctifier par la douce influence de la religion, lorsqu'il sentit ses forces le quitter, ses membres lui refuser le service.

Sa complexion, toujours si délicate et si frèle, semblait même, par fois, faire entièrement défaut, mais il se gardait bien de troubler les autres par ses plaintes, de les importuner de son malaise; car nul ne connut mieux que lui les bienséances sociales, nul ne se serait reproché davantage de ne les avoir pas respectées.

Tournant son regard vers le bel établissement auquel il avail sans relâche dévoué son énergie, ses ressources el ses lumières, il eût désiré prolonger sa carrière pour aider encore les prêtres infatigables qui s'étaient livrés à la sainte tâche d'instruire et d'encourager la jeunesse réunie sous leur direction, pour recueillir les bienfaits d’une éducation classique et religieuse.

La même simplicité de manières, toujours la même droiture de cœur se remarquent dans les arrangements qu’il arrête, comme aussi, toujours la même aménité de caractère est observée dans les douleurs. Les facultés de son esprit ne dépérissaient pas en lui. De concert avec ce prêtre, aussi modeste qu’habile et généreux, que nous avons mentionné, M. Leprohon, il fit une revue exacte de son passé, il interrogea ses souvenirs, il revit des arrangements réglés et arrêtés depuis longtemps, dans le but de rendre de nouveaux services, d'être encore utile, s’il le pouvait, et de réparer ce.

qui aurait paru défectueux ou repréhensible dans les actes de son administration. Alors se répandit, dans la paroisse, dans le district même, l& nouvelle affligeante de sa fin imminente. Les prêtres auxquels il avait prodigué ses soins, particulièrement à l'approche des examens, des ordinations, les eitoyens qui se rappelaient ses longs et utiles services, les fidèles qui n'avaient pu oublier les fonctions pénibles qu'il avait remplies auprès d'eux, s'inquiètent et prient dans le but d'obtenir du ciel la prolongation d’une vie si pleine de bienveillance et de charité. Au milieu des émotions que causait l’appréhension de sa fin prochaine, on oubliait que l'heure des récompenses était arrivée pour le bon et fidèle serviteur.

Cependant, le vénérable septuagénaire n'avait rien perdu de son jugement ni de sa présence d'esprit. Il sentit qu'il devait utiliser tous les jours de sa vie. Aussi, conservait-il toute la fraicheur de l'imagination, la sensibilité de cœur qu'on avait tant de fois remarquée en lui, lorsqu'il n’était qu’au méridien de la vie, alors qu'il se distinguait le plus par son air à la fois doux, grave et digne. Jusqu'à son dernier jour, où put admirer, en effet, la noblesse et le désintéressement de son âme.

Son attitude était toujours fermé et annonçait le courage du bon soldat de Jésus-Christ, disposé à soutenir de nouvelles épreuves. On voyait que depuis longtemps il s’occupait à se préparer à l'heure du sacrifice comme une victime destinée à l’immolation. Ainsi, jusqu’à la fin, Dieu se plut à éprouver et à soutenir son grand serviteur, et jusqu’à la fin, ce prêtre fidèle voulut édifier et sanctifier, par sa parole et par sa conduite, ceux qui l’approchaient. Sur son lit de mort, il fut ce qu’il avait été, toujours et à tout instant sage, réfléchi, calme, courageux et fervent. Plus l'heure suprême approchait, plus la prière était sur ses lèvres.

Tant qu'il eut la faculté de prier, il aimait à remercier Dieu d’avoir préservé son âme des effets du souffle révolu-

tionnaire qui fait prendre en haine tous les pouvoirs, en mépris toutes les croyances, et de lui avoir conservé les consolations de la foi à travers toutes les phases de la vie.

On est porté à se dire quand on a santé, vigueur et prospérité, qu'il est facile de se tenir à cette hauteur de sentiment; mais qu'on ne perde pas de vue toute l'étendue de la carrière de ce vertueux ecclésiastique, et l’on trouvera que son âme, dans le malheur el dans toutes les situations, a su conserver la même noblesse de sentiments, la même dignité de pensées, le même respect pour son caractère.

L'état de faiblesse dans lequel se trouvait ce bon prètre, depuis si longtemps malade et épuisé, l’avertissait donc qu’il devait bientôt finir son utile et édifiante carrière. Depuis longtemps il se préparait à ce grand évènement ; aussi, l'annonce de l’heure suprême ne lui fit éprouver aucune émotion. Toujours recueilli, M. l'abbé Raimbault se montra résigné et confiant en la bonté du Sauveur. Sa parole, son front, l'accent de sa voix, annonçaient le calme et la sérénité de son àme.

Toujours calme, M. Raimbault preserivit ce qui regardait sa paroisse dont il devait se séparer, et les avis qu’on devait donner à ses chers paroissiens pour qu'ils s'intéressent plus efficacement à son sort devant Dieu. D'un air ferme et doux à la fois, il ordonna ce qui concernait ses funérailles. Il reçut jes sacrements pour la dernière fois, vendredi, le 12 février.

Tous les assistants étaient édifiés des témoignagés qu'il donnait de la foi vive et de l'amour le plus tendre. Ses regards étaient pleins d'affection pour eux. Les visages étaient mornes et attendris. Le respect seul contenait la douleur des ecclésiastiques et des autres personnes agenouillées auprès de son lit.

Enfin, au commencement de février 1841, il fit appeler le directeur de sa conscience, son confident intime, M. Leprohon, et il lui remit ses papiers, ses manuscrits, pour en disposer selon qu'il le jugerait convenable devant Dieu. Il

lui donna, pour l'avantage de la jeunesse, tout ce qu’il possédait : mobilier, livres, etc. ; et avec ce dépositaire de ses pensées, de ses craintes, de ses projets et de ses espérances, avec ce guide éclairé, il s’entretenait souvent et longtemps. Nous n’entrerons pas dans ces mystérieuses intelligences d’un homme sur le seuii de son éternité avec celui qui l'yintroduit. Sans doute il reçut de la bouche de son ami les encouragements et les exhortations dont les saints mêmes croyaient avoir besoin pour franchir le passage redoutab'e du temps à l’immortalité..…......... Durs

Le 16 février, M. Leprohon reçut son dernier soupir. Le digne et vertueux pasteur venait de rendre à Dieu son âme enrichie de tant de belles actions; il s'était endormi avec calme, dans le Seigneur, en pressant son crucifix sur ses lèvres avec la confiance du juste. Il n'avait éprouvé aucune de ces frayeurs ordinaires à ceux qui ne sont pas accoutumés à envisager le ciel et à méditer sur l'éternité. Sa mort, comme sa vie, fut des plus édifiantes.

Les élèves du collége, également, pénétrés d’amour et de respect pour le vénérable défunt, prirent spontanément le deuil. Les restes mortels du regretté pasteur furent exposés dans la chapelle du collége sur un lit funèbre. Le corps, revèlu des ornements sacerdotaux, fut transporté le jour de l'inhumation à l’église paroissiale, à la suite d’un service funéraire célébré dans la chapelle du Séminaire.

L’inhumation eut lieu le 19, dans la chapelle de Saint- Louis, à l’église paroissiale. Le clergé de la paroisse se réunit au clergé du Séminaire, composé des élèves de la maison et d’un grand nombre de prêtres du district. La foule encombrait le temple et ses avenues.

M. Cooke, vicaire-général de l'évêque de Québec, et alors curé des Trois-Rivières, ancien élève du Collége de Nicolet, et qui avait toujours élé à même d’apprécier les talents variés el féconds de l'illustre défunt, comme la noblesse de son

caractère et la pureté de sa vertu, célébra la messe pour le G

repos de son âme, au milieu du pieux recueillement des fidèles éplorés, des chants pleins d'harmonie, des sons de l'orgue répétant les hymnes funèbres et soupirant les sentiments du deuil du jour. Après les absoutes, il énuméra les ütres de ce bon prêtre aux regrets de ses paroissiens, des citoyens et des enfants de l'Eglise, en montrant qu'il avait été doué des talents de l'homme généreux et des sentiments d’un vrai ministre de l'Eglise de Dieu. Ce grand cadre fut rempli par les divers traits qui signalèrent la carrière si bien remplie du vieux prètre; mais on regretta que le prédicateur parlât d’un ton de voix qui ne laissait qu'aux plus rapprochés la satisfaction de l'entendre. Le froid, lempressement de la foule et la trop grande émotion de l'orateur firent perdre tout l'effet de ce discours.

La mort de M. Raimbault causa une grande affliction dans sa paroisse, et dans tout le district généralement. Ce pieux ecclésiastique fut aussi regretté par un grand nombre de prêtres, dont il était le conseiller et le guide, disons mieux, l'ami dévoué ; sa mémoire est encore chère à ceux qui ont connu.

Ce bon prêtre était de mœurs pures et austères, trèsmortifié, studieux, patient à l'excès, et vivait retiré, tout occupé à remplir ses diverses chligations. Il avait, enfin, des qualités précieuses et rares, qualités personnelles non moins estimables que ses talents. Il était bon, obligeant, serviable, plein de compassion pour les pauvres et trèsingénieux à soulager leur misère, Avec tout le monde, il était poli, prévenant, conversant avec intérêt, mais avec modestie. Sa parole était onctueuse, et parfois éloquente, toujours animée de la charité la plus pure.

Ses yeuxétaient noirs et pleinsd'éclairs; ils réfléchissaient sa belle intelligence. Son teint élait pâle et mélancolique.

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De grande taille, d'un maintien grave, tout en lui accusait l'homme digne et qui commandait le respect. Il parlait avec une grande précision, qui n’excluait pas l'élégance. On eût dit que son caractère était timide, tant sa fermeté était modeste. Le respect de soi-même et des autres, il l’affirmait par la décence et la propreté de sa mise et de ses habits.

La foi de ce digne ecclésiastique était vive ; on sait avec quel calme il envisagea ses derniers moments. Lui qui, dans sa jeunesse, avait entendu les plus désolantes doctrines, sans qu’elles eussent pu abaisser son âme, ni énerver sa vertu, lui, dont la jeunesse avait été si dûrement éprouvée, et dont les jours avaient été pendant quatre ou cinq ans, un holocauste continuel, il ne trouvait de consolation qu'au pied des autels.

Ses écrits, quoique peu nombreux, suffisent pour attester que le digne archiprêtre était rempli du zèle sacerdotal et que, chez lui, la sagesse se joignait au zèle, et la lumière à la piété.

Mais ce n'est pas l'éloge de cet homme de bien que nous avons à tracer. Nous avons dù nous borner à quelques particularités d’une vie qui nous a semblé constamment remplie de sacrifices faits au devoir et à l'honneur. En constatant que ce prêtre vertueux fut toujours honoré de l’approbation de ses supérieurs, qui l'appelèrent à des postes où il fallait mettre de grands talents au service de l'administration, on voit que le désir de bien faire le porta toujours à accomplir sa tâche de façon à donner satisfaction à tous. Noble

. ambition d’une âme au-dessus du vulgaire, noble loyauté

qui n’a pas été malheureuse !

Le monument élevé sur la tombe de M. l'abbé Raimbault, dans l’église paroissiale de Nicolet, monument qui rappelle tant de vertus, tant de bonnes œuvres, est simple et sans ornements. Les amis de la religion ont eu l’idée de rendre

durable la mémoire d’un digne prètre dont la vertu a triomphé des plus grands dangers du monde.

L’épitaphe de feu M. Raimbault est ainsi conçue :

Cineribus et memoriæ Revdi JOAN : RAIMBAULT, Aureliant,

E Gallia pro fide exulis, Morum suavitate et pietate

Humanis sacrisque litteris.…...

Conspicui, Seminarii Nicoletanensis Præsulis.

Qu hanc parochiam X'{XIII annos, Summä omnium veneratione, Rexit.

Juventuti, artibus et religioni Charus,

Placidà morte quievit Die XVI februarii anno MDCCCXLI Ætatis suæ septuagesimo primo.

Olim Iste pastor Sponte et optime Dicebat : Domine,

Dilexi decorem domèûs tuæ.

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Plangite simul et orate.

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