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- Vs = ” : ; | , , L'Asphodelus ramosus L., plante très abondante dans toute la région méditerranéenne, était connue de loute antiquité,
et à plusieurs reprises on avait tenté d’en tirer parti, soit en médecime, soit comme plante alimentaire et industrielle.
Les anciens, en effet, l'avaient employée comme plante
vulnéraire, et ses tubercules étaient considérés par eux com-
me pouvant servir à la nourriture de l’homme et des ani-
maux (voy. à l’Historique). À l’époque actuelle, on avait essayé à plusieurs reprises, eu Algérie, en Corse el dans Île Midi de l'Europe d'utiliser pour la fabrication de l'alcool la matière sucrée que ses tubercules contiennent en assez grande abondance. Quelques usines avaient été construites pour cette exploitation, dans plusieurs points de ces régions, mais loutes
ont cessé de fonctionner après un temps plus où moins long.
Tout récemment encore, une Commission avait été désignée,
en Algérie, pour s’enquérir, s’il y avait lieu, des moyens à employer pour rétablir cette industrie de la façon la plus prutique et la plus rationnelle; pour des raisons que nous exposons plus loin, cette Commission n'a pas eru devoir donner suite à ses investigations.
Il n’en demeurait pas moins certain que l’Asphodèle
contenait des principes sucrés encore mal connus, mails assez
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Se abondanls pour qu'on ait songé à les utiliser, en même temps que des composés dont l’action sur l'organisme était loin d'être négligeable et avait été plusieurs fois constatée ; on avait même signalé dans les tubercules de cette plante un principe actif agissant comme la scillitine, avec laquelle on avait tenté de l'identifier.
I nous à donc paru que de nouveaux essais entrepris sur cette plante, au point de vue chimique et physiologique et au point de vue médical, ne seraient pas dépourvus d’ntérèt. Nous ferons remarquer que nos recherches ont porté sur une seule espèce, PAsphodelus ramosus, la plus abondante et par suite la plus facile à se procurer dans nos régions, bien que des principes et des propriétés semblables puissent se trouver aussi dans les espèces voisines. En second heu nous n’en avons étudié que les tuhercules; ces derniers, en effet, sont les seules parties de la plante qu'on puisse se procurer en loutes saisons, et celles où se concentrent, comme dans un magasin organique, tous les principes et toutes les matières alimentaires de réserve pendant la période de repos.
Notre travail se divise naturellement en trois parties :
Dans la première (partie botanique), après un exposé rapide des caractères généraux des Liliacées, de leur classification et de leurs propriétés générales, etc., nous avons établi la place occupée par le genre Asphodelus dans l’'ensemble de ce groupe naturel, et les caractères qui distinguent de ses congénères la plante qui fait l’objet du présent travail.
La description morphologique de l’Asphodèle rameux et son élude anatomique complète font, dans cette première parie, l’objet de deux chapitres distincts. Nous y avons ajouté, comme une sorte d’appendice, les essais microchimiques qui
ont été lentés par nous sur les tubercules.
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Dans la seconde partie (partie chimique), après l'exposé de nos recherches sur la composition générale de la plante, nous étudions d’une manière spéciale les composés les plus intéressants qu'elle nous a fournis, c'est-à-dire le sucre, l'alcool qu'on en retire et l’alcaloïde.
Enfin, la troisième partie est consacrée à l'étude physiologique et toxicologique de l’Asphodèle, et nous en avons déduit certaines données sur les propriétés médicales de ce végétal et l’espoir que la pharmacie pourrait concevoir de son utilisation.
Ce sujet d'étude nous a été inspiré par M. Courchet, professeur d'Histoire naturelle à l'Ecole supérieure de pharmacie de Montpellier, qui a bien voulu guider notre travail et nous prodiguer ses conseils en ce qui concerne la partie botanique : qu'il veuille bien recevoir ici l'expression de notre gratitude.
Nous sommes heureux de témoigner notre profonde reconnaissance à notre excellent maître, M. le professeur Massol. directeur de l'Ecole supérieure de pharmacie, qui nous à guidé dans nos recherches chimiques. Nous avons, en effet, obtenu les résultats modestes que nous allons faire connaître, sous sa direction et dans ce même laboratoire où nous avions trouvé déjà, au cours de nos études pharmaceutiques, une hospitalité si généreuse et si profitable.
Nous prions également M. Tarbouriech, professeur agrégé à la même Ecole, de vouloir bien accepter lexpression de
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